29 octobre 2013

Avant qu'ils ne disparaissent

Les Maoris sont des autochtones de Nouvelle-Zélande reconnus pour être d’audacieux et ingénieux aventuriers. Ils sont arrivés en Nouvelle-Zélande au treizième siècle, après un voyage épique en mer à partir des îles de la Polynésie orientale. Même aujourd'hui, la plupart des Maoris sont des descendants directs de la tribu d’origine.

Le photographe britannique Jimmy Nelson a capté des images spectaculaires de tribus en voie de disparition. Il vient de passer trois ans à photographier 35 de ces tribus parmi les plus reculées, partout dans le monde. Son livre Before They Pass Away est à la fois une œuvre d’art et un document historique.

Ayant grandi en Afrique, en Asie et en Amérique du Sud, Nelson a développé une profonde fascination pour les cultures autochtones rencontrées durant sa jeunesse. Au cours de son récent périple, il a pu constater à quel point le monde a changé, notamment à cause d'Internet et de l'amélioration des routes.

Il estime important de mentionner que son livre est essentiellement un projet commercial, non pas une grandiose déclaration politique. Néanmoins, il espère qu'il suscitera une plus grande prise de conscience par rapport à la beauté et à l'individualité de ces peuples, et qu’il encouragera un dialogue positif entre les tribus et le monde moderne. «Le monde est en train de changer et nous n'allons pas l'arrêter, mais j'espère, à ma façon, inciter les tribus à ne pas abandonner tout ce qui les rend si différents.»

Même si toutes les tribus sont très différentes en apparence, les similitudes de base sont évidentes. «D'un point de vue social, ils sont pareils. Plus vous vous éloignez de la civilisation, plus les gens travaillent en unité familiale, plus le respect est grand envers les personnes âgées et tous les membres de la communauté. Plus vous allez loin, plus les gens sont bienveillants.»

Sa prochaine étape sera de retourner dans toutes les tribus pour leur montrer le livre imprimé. Ensuite, il entend photographier 35 autres tribus vivant dans les régions politiquement les plus instables du monde; ce qui, bien sûr, nécessitera des permissions spéciales de la part des «autorités» s’il veut réaliser ce projet… 

Site du photographe : http://www.beforethey.com/

Article, photos et vidéo :
http://www.dailymail.co.uk/news/article-2472272/A-vanishing-way-life-captured-forever-British-photographer-travels-world-record-dozens-dying-tribes-danger-disappearing-forever.html

Mustang (du tibétain Mun Tan qui signifie «plaine fertile») est l'ancien royaume de Lo, qui s’étend sur un haut et vaste plateau situé entre le nord-ouest du Népal et le Tibet; c’est l'une des régions les plus reculées du monde. C’est l’une des dernières cultures véritablement tibétaines. Les gens de Lo, les Lopas, pratiquent le bouddhisme tibétain.

Les Huaorani se considèrent comme les plus braves des tribus amazoniennes; 2000 individus sains, mais leur milieu de vie est menacé par les pratiques illégales de l'exploration pétrolière et de l'exploitation forestière.

COMMENTAIRE

«Des tribus très différentes en apparence.»
En effet les seules différences d’avec notre «civilisation» sont le décor, les objets et les vêtements. Car du côté «vie sociale», nous faisons exactement les mêmes choses : lutter pour survivre (en nous entretuant si nécessaire), chasser (ou élever) et manger des animaux, se déguiser, se reproduire. Le mode vie de l’un est-il plus civilisé que l’autre? Si la civilisation tient à la mécanique et à l’informatique, peut-être. Sinon…

«Plus vous allez loin, plus les gens sont bienveillants.»
Entassez des rats dans une cage et vous les verrez se manger les uns et les autres. Mégapole : grande cage remplie de cages…

Tamtam «civilisé» :

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