17 mars 2016

Génétiquement inadapté


Le merveilleux corps humain par André Sauvé - en français québécois :-)
 
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Dans son livre, Humans Are Not From Earth: A Scientific Evaluation of The Evidence, Ellis Silver mentionne un certain nombre de faits qui pourraient démontrer que les humains sont inadaptés à la vie terrestre. Selon lui, l’espèce humaine est la plus développée mais la moins adaptée. Silver fondent ses théories sur l’observation des différences entre l'espèce humaine et les autres espèces. Son inadaptation s’accompagne en outre de comportements qui suggèrent que l’humain est naturellement violent et qu’il évoluerait peut-être sur cette planète-prison pour apprendre à se conduire autrement. Or il semble qu'après 4000 ans d'histoire, les choses empirent au lieu de s’améliorer. L'espèce humaine pourrait aussi avoir été implantée sur terre à des fins d’expérience  biologique.
 
Bien sûr l’hypothèse n’est pas nouvelle. Et, l’ouvrage est considéré comme un canular, d’autant plus qu’on ne trouve aucun curriculum sur l’auteur – qui se présente comme un scientifique/écologiste.
 
En ce qui me concerne, je n’ai pas besoin de preuves scientifiques pour trouver la machine biologique humaine (antédiluvienne) totalement inadéquate, limitée, dépassée et en effet inadaptée à la terre, ne serait-ce qu’en matière de protection contre les intempéries. Quant au mode de vie lui-même, fiou! Il suffit de penser à la chaîne alimentaire... (Si le sujet vous intéresse, c’est le thème du blogue Air Karma -- Zones parallèles) 
 
Voici les principaux éléments de la théorie d’Ellis Silver :
 
Difficultés de la naissance 
La tête du bébé est trop grosse, de sorte que les femmes ont de la difficulté à accoucher; un problème qui peut entraîner la mort de la mère et du nourrisson.
 
Apprentissage
Chez la plupart des autres espèces animales, la progéniture est capable d’une certaine autonomie dans un délai relativement court variant entre quelques minutes et huit semaines après la naissance. La progéniture humaine est totalement impuissante et incapable de faire quoi que ce soit, d’être autonome. L’enfant peut prendre cinq ans avant de contrôler adéquatement son corps – l’équilibre et certaines fonctionnalités. Et acquérir certaines habiletés de base peut s’étaler sur dix ans. Aucune autre espèce animale n’éprouve ces problèmes.
 
Outils
L'homme est contraint d’utiliser des moyens externes pour compenser ses lacunes physiques.
 
Exposition au soleil et au froid
Les humains ne peuvent pas s’exposer au soleil sans protection pendant plus d'une heure (par jour) sans risquer une insolation. Le corps humain n'est pas conçu pour une exposition constante au soleil ni au froid. De sorte que les vêtements sont indispensables pour se protéger à la fois du soleil, des intempéries et du froid.
 
Problèmes de dos
Les contraintes imposées au squelette par la gravité terrestre entraînent souvent des maux de dos.
 
Maladies
Les humains souffrent d'un nombre anormal de maladies chroniques, inexistantes chez la plupart des autres espèces.
 
Aversion de l'environnement terrestre
Beaucoup de gens ne se sentent pas chez eux  sur terre et éprouvent de l’aversion pour l’environnement, considéré trop rude et inhospitalier.
 
Comportements
Généralement, les carnivores chassent pour se nourrir, et les combats sont surtout liés à la reproduction et à l'alimentation (pas à des idéologies...). À chaque fois qu'il y a une lutte, aussitôt que le vainqueur est proclamé, la lutte cesse. En revanche, les humains organisent des attaques, des représailles et des frappes préventives, et toutes les armes fabriquées maintenant sont de plus en plus efficaces meurtrières à une grande échelle. 
     Parmi tous les arguments qui tentent de prouver que l'humanité n'est pas à sa place sur terre, le plus important est sa nature violente inhérente. Comme l'a déclaré un journaliste de la Seconde Guerre mondiale dans sa condamnation de l'humanité : «Les gens s’entretuent parce qu'ils aiment ça. Lorsqu’un individu en tue un autre, l’intensité du moment surpasse tout ce qu’il pourrait vivre d’autre.» (Ernie Pyle, correspondant de guerre – en réponse à une question du Major John P. Lucas). 
     Jusqu'à ce que la science trouve des preuves irréfutables sur l'origine de l'humanité, il y aura toujours des éléments et des circonstances en faveur d'une théorie ou d'une autre. Toutefois il est incontestable que l’espèce humaine est totalement différente des autres espèces animales; mais la science devra trouver/prouver pourquoi.
 
(Adaptation; source The Mind Unleached)
 
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Au petit bonheur de la fatalité.
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Much ado about Nothing. (Shakespeare)
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Complainte du pauvre corps humain 
 
L’homme et sa compagne sont serfs
De corps, tourbillonnants cloaques
Aux mailles de harpes de nerfs
Serves de tout et que détraque
Un fier répertoire d’attaques.
 
Voyez l’homme, voyez!
Si ça n’fait pas pitié!
 
Propre et correct en ses ressorts,
S’assaisonnant de modes vaines,
Il s’admire, ce brave corps,
Et s’endimanche pour sa peine,
Quand il a bien sué la semaine.
 
Et sa compagne! allons,
Ma bell’, nous nous valons.
 
Faudrait le voir, touchant et nu
Dans un décor d’oiseaux, de roses;
Ses tics réflexes d’ingénu,
Ses plis pris de mondaines poses;
Bref, sur beau fond vert, sa chlorose.
 
Voyez l’homme, voyez!
Si ça n’fait pas pitié!
 
Les Vertus et les Voluptés
Détraquant d’un rien sa machine,
Il ne vit que pour disputer
Ce domaine à rentes divines
Aux lois de mort qui le taquinent.
 
Et sa compagne! allons,
Ma bell’, nous nous valons.
 
Il se soutient de mets pleins d’art,
Se drogue, se tond, se parfume,
Se truffe tant, qu’il meurt trop tard;
Et la cuisine se résume
En mille infections posthumes.
 
Oh! ce couple, voyez!
Non, ça fait trop pitié.
 
Mais ce microbe subversif
Ne compte pas pour la Substance,
Dont les déluges corrosifs
Renoient vite pour l’Innocence
Ces fols germes de conscience.
 
Nature est sans pitié
Pour son petit dernier.
 
Jules Laforgue (1860-1887), Les Complaintes
 

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We were never really born

I have lots of things to teach you now, in case we ever meet, concerning the message that was transmitted to me under a pine tree on a cold winter day.
     It said that Nothing Ever Happened, so don’t worry. It’s all like a dream. Everything is ecstasy, inside. We just don’t know it because of our thinking-minds. But in our true blissful essence of mind is known that everything is alright forever and forever and forever.
     Close your eyes, let your hands and nerve-ends drop, stop breathing for 3 seconds, listen to the silence inside the illusion of the world, and you will remember the lesson you forgot. It is all one vast awakened thing. I call it the golden eternity.
     We were never really born, we will never really die. It has nothing to do with the imaginary idea of a personal self, other selves, many selves everywhere: Self is only an idea, a mortal idea.
     I know this from staring at mountains months on end. They never show any expression, they are like empty space, but the emptiness of space will never crumble away because it was never born.

~ Jack Kerouac

15 mars 2016

Amitié entre un manchot et son sauveteur


Images : Wall Street Journal

Avec toute la négativité qui nous entoure et le mal qu’on voit dans le monde quotidiennement, il fait bon se rappeler qu'il existe encore des choses comme la bonté, la loyauté et la gratitude. Voilà ce que nous démontre cette histoire.

Le Wall Street Journal a récemment publié un article à propos d'un manchot qui nage près de 5000 miles (8045 km) à chaque année pour aller voir l'homme qui lui a sauvé la vie il y a 5 ans.



En 2011, le maçon Joao Pereira de Souza, âgé de 71 ans et retraité, a trouvé un Manchot de Magellan à l’agonie sur une plage près de Rio de Janeiro (Brésil). Le manchot était affamé et couvert de pétrole, alors, l'homme a décidé de s’occuper du pauvre animal et de le soigner pour le ramener à la vie. Pereira de Souza a nettoyé les plumes du manchot, l’a nourri de poissons frais et lui a même donné un nom – Dindim.

Une semaine plus tard, Dindim s’étant remis, l'homme voulut le remettre à la mer pour qu’il retourne à son habitat naturel. Mais, le manchot refusa de partir.

«Il est resté avec moi pendant 11 mois, et puis, après s’être remplumé, il a disparu», racontait Pereira de Souza à TV Globo.

Personne n’avait imaginé que le manchot reviendrait. À la grande surprise de tous, Dindim est arrivé l'année suivante. Depuis lors, à chaque année, il reste environ huit mois chez son sauveteur.

«Il arrive en juin et repart chez lui en février; et à chaque année, il devient de plus en plus affectueux et semble toujours plus heureux de me voir!», dit Pereira de Souza.

Le reste du temps, on suppose que le manchot vit et se reproduit au large des côtes de l'Argentine, du Chili et des îles Falkland. À chaque année ce petit bonhomme parcourt donc 5000 miles à la nage pour retrouver l'homme qui lui a sauvé la vie.

«J'aime ce manchot comme si c'était mon propre enfant et je crois qu’il m'aime aussi», déclare Pereira de Souza. «Il n’autorise personne d'autre à le toucher. Il leur donne des coups de bec s’ils s’approchent. Il vient sur mes genoux, me permet de le doucher, de lui donner des sardines et de le prendre dans mes bras.»



Cette histoire est remarquable puisqu'une telle démonstration d'affection et de reconnaissance n'est pas fréquente chez les animaux vivant en milieu sauvage, ils ont peu ou pas de contacts avec les humains.

Le biologiste Paulo Krajewski disait (The Independent) : «Je n'ai jamais rien vu de tel. Le manchot croit probablement que Joao fait partie de sa famille, qu’il est lui aussi un manchot. Quand il le voit il agite la queue comme un chien et cacarde de joie.»

La nature ne cessera jamais de nous étonner, et les animaux semblent parfois plus enclins à exprimer des émotions que bien des humains ne ressentent même pas. Cette histoire d'amitié entre un homme et un manchot nous rappelle qu’il y a encore de bonnes choses en ce monde.

Éditorial de Mind Unleashed
http://themindunleashed.org/2016/03/penguin-swims-5000-miles-every-year.html

Reportage : https://www.youtube.com/watch?v=6McB0jhPWqs

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«Dans son livre The Emotional Lives of Animals & Children: Insights from a Farm Sanctuary, le Dr William Crain (1) écrit que les enfants ont une forte tendance à ne pas se différencier des autres animaux et qu’ils démontrent une «empathie instinctive» envers eux. Cependant, on apprend aux jeunes à se détacher des autres animaux. J’ai constaté la même chose et je soutiens que les jeunes sont «désauvagisés» par les standards des systèmes d’éducation et que nous devons «ré-ensauvager» l'éducation et faire sortir les enfants dehors beaucoup plus que maintenant. 
   Nous pouvons tirer de précieux enseignements des autres animaux en matière d'amitié, de respect, d'empathie, de confiance, de compassion, d'amour, et aussi tirer de précieux enseignements sur les jeunes, les futurs ambassadeurs des animaux et de la nature en général. Les enfants doivent être bien éduqués à ce sujet et j'espère que les enseignants prendront le temps de lire cet ouvrage.»

~ Marc Bekoff, Ph.D., auteur de Rewilding our hearts: Building pathways of compassion and coexistence
https://www.psychologytoday.com/blog/animal-emotions/201409/the-emotional-lives-animals-children-and-animal-minds

(1) Professeur en psychologie juvénile à City College of New York

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Dans la même veine :
http://artdanstout.blogspot.ca/2015/10/ce-mail-me-reconcilie-avec-les-humains.html

13 mars 2016

Folle utopie?

La bienveillance peut s’apprendre. En bas-âge, c’est mieux et peut-être plus facile. Je rêve encore d’une Journée Internationale de la Bienveillance pendant laquelle, partout sur la planète, il n’y aurait aucun mot ou acte violent, ni massacres contre la nature, les animaux et nos semblables. Une seule journée (c’est peu) sans querelles, injures, cris, gémissements, hurlements, bruits de coups, cliquetis d’armes. Une journée sans viols ni du corps ni de l’âme... Pouvez-vous imaginer l’atmosphère de paix? Bouleversant, non?  Nous ne voudrions peut-être plus entendre les bruits de la haine, de la peur, de l’hyper égoïsme et de la cupidité.

Humane Society a créé un programme appelé Shelter Buddies. Des enfants sont invités à lire des histoires aux chiens dans les refuges. Les animaux peuvent éprouver de l’anxiété et de l’insécurité vis-à-vis des humains s’ils ont été abandonnés et/ou maltraités. Leurs comportements peuvent alors compromettre ou retarder l’adoption. L’expérience apporte plusieurs bénéfices tant aux chiens qu’aux enfants. Les chiens reprennent confiance et sont plus à l’aise avec les humains, et les enfants deviennent de meilleurs liseurs tout en développant leur bienveillance.
http://www.care2.com/greenliving/these-kids-reading-to-shelter-dogs-will-melt-your-heart.html


Photo : Humane Society of Missouri

Sortez vos mouchoirs : Beth Wadleigh va bénévolement dans les écoles avec son dalmatien, lui-même un chien qui fut maltraité, pour aider les jeunes à mieux lire. Pepper a appris à les écouter calmement. Les enfants sont moins stressés qu’en classe parce qu’ils n’ont pas à subir les sarcasmes de leurs camarades plus habiles – Pepper ne les juge pas. De son côté, Pepper guérit ses propres traumatismes parce qu’il reçoit beaucoup d’amour et d’affection de la part des enfants. Tout le monde gagne. 
     Pepper the dalmatian came from an abusive and neglectful situation, and spending time with these kids is helping him recover from that trauma while he helps the kids feel less anxious about reading.
https://www.youtube.com/watch?v=Rve1DukX3Mo

«[...] ce monde doit cesser d'être celui des policiers, des soldats et de l'argent pour devenir celui de l'homme et de la femme, du travail fécond et du loisir réfléchi.» ~ Albert Camus (La crise de l'homme)



Trois amis en quête de sagesse
Christophe André, Alexandre Jollien, Matthieu Ricard
L’iconoclaste – Allary Éditions (janvier 2016)

«Ce livre est né de notre amitié. Nous avions le profond désir d’une conversation intime sur les sujets qui nous tiennent à cœur.» (Matthieu Ricard) 
   Un moine, un philosophe, un psychiatre. Depuis longtemps, ils rêvaient d’écrire un livre ensemble, pour être utiles, pour apporter des réponses aux questions que tout être humain se pose sur la conduite de son existence.
   Quelles sont nos aspirations les plus profondes? Comment diminuer le mal-être? Comment vivre avec les autres? Comment développer notre capacité au bonheur et à l’altruisme? Comment devenir plus libre? 
   Sur chaque thème, ils racontent leur expérience, leurs efforts et les leçons apprises en chemin. Chaque fois, ils nous proposent des conseils. Leurs points de vue sont différents, mais ils se retrouvent toujours sur l’essentiel.
(Site de Matthieu Ricard)

Christophe André, psychiatre http://psychoactif.blogspot.ca/  
Alexandre Jollien, philosophe http://www.alexandre-jollien.ch/?page_id=50  
Matthieu Ricard, moine bouddhiste http://www.matthieuricard.org/blog

10 mars 2016

Perma-win

Parfois quand on gagne on perd.
Parfois quand perd on gagne.

L’heure juste. Caricature de Michael de Adder (Halifax Herald Ltd) 

L’évolution ou la triste fin du «bonheur pour toujours»
Notre désir inconscient de «victoire permanente» (perma-win) mis à nu

Jeremy E Sherman, Ph.D. (Ambigamy, Psychology Today)

Les créationnistes s’objectent à la théorie de l’évolution parce qu’elle fait abstraction du rôle de Dieu dans la création et suggère que nous descendons des primates.

Je doute que ce soit ce qui les dérange le plus.

La théorie évolutionniste renvoie un wedgie cosmique bien plus inquiétant. Elle sape un rêve auquel nous tenons tous férocement même si nous ne le réalisons pas : le fantasme d’être «heureux à jamais» – de gagner une fois pour toutes.

La théorie évolutionniste démontre que perdre fait tout autant partie de la vie que gagner, que la victoire est temporaire et dépend du contexte. La stratégie gagnante ‘ici et maintenant’ n'est jamais une stratégie gagnante universelle. Il n'y a aucune formule gagnante éternelle, aucun chemin ne mène à une «victoire permanente».

Ce rêve de victoire permanente vit en chacun de nous. La fin la plus agréable de toutes les histoires est «heureux à jamais». «Gagner pour toujours» est le but et la prétention de la plupart des religions et idéologies politiques.

Même si nous jugeons la panacée irréaliste, les incitatifs pullulent autour de nous, dans les loteries, les pubs, les enseignements des méga courants religieux, les articles offrant la clé du succès, et l'attrait pour des dirigeants qui traitent les gagnants et les perdants comme deux espèces distinctes – les gagnants sont assurés de gagner pour toujours, les perdants sont voués à l'échec pour toujours.

De telles promesses n’existeraient pas s’il n'y avait pas de demandes.

Selon Pew Research Center, les trois quarts des Américains croient au paradis, l'ultime victoire permanente atteignable par certains en vertu d’une formule spirituelle infaillible. La vie perçue sous cet angle ressemble à une grille de mots croisés. La solution existe déjà, il vous suffit de la découvrir. Une fois que c’est fait, elle est à vous pour toujours et vous assure ses récompenses.

Notre quête de victoire permanente rôde dans notre inconscient. Pour en avoir une idée, pensez à certaines périodes très difficiles de votre vie. Ou imaginez un cas extrême : vous auriez pu tenter de sortir de l'une des tours jumelles en toute sécurité lors du 9/11.

Vous ne connaissez pas les chemins (s’il y en a) qui mènent à la sécurité. Vous voyez tout autour de vous des gens se gourer, perdre, échouer et mourir. Vous voulez désespérément éviter leur sort. Mais comment?

Ne rêvez-vous pas d’échapper à des enjeux d’extrême incertitude? Si vous en sortez vivant, ne voulez-vous pas avoir une garantie que vous ne vivrez plus jamais pareil désastre? Ne cherchez-vous pas un haut plateau dont vous ne pourrez jamais tomber?

La théorie non-fictive de Darwin révèle qu'il n'y a pas de haut plateau sécuritaire. Le sol tremble toujours. La terreur a duré pendant des heures lors du 9/11, la théorie évolutionniste l’emporte sur temps géologique. Dans le processus d’évolution mercurien d'essais et d'erreurs, personne n'est jamais en sécurité. Dans l'histoire évolutive, il n’y a aucune formule universelle pour la réussite. Ce qui s’en rapprocherait le plus c’est «n’importe quoi qui marche... pour l'instant, et c’est sujet à changement».

La théorie évolutionniste met fin au déterminisme dont nous avons tant envie. Et, oui, nous souhaitons ardemment une sorte de déterminisme, pas total, mais du genre qui garantit un plancher élevé et stable en dessous de nous. Nous ne voulons pas la liberté d'échouer, seulement la liberté de réussir. Dans un contexte liberté vs déterminisme nous voulons une assurance tous-risques, prédéterminée, verrouillée, et la liberté de grimper à l’étage supérieur.

Les promoteurs de la victoire permanente se sont servis de l'argument évolutionniste qui affirme qu’il y aura toujours des gagnants et des perdants. Trois idéologies ont utilisé la théorie de Darwin pour prouver qu'ils possédaient des stratégies gagnantes permanentes. Les Darwinistes socialistes ont déclaré que la théorie prouvait que les riches étaient les perma-gagnants, les marxistes que les ouvriers étaient les perma-gagnants, et les nazis que les Ariens étaient les perma-gagnants.

J'imagine que l’attrait pour Trump – et l'attrait pour la richesse, la gloire et le succès en général – symbolise «le rêve de bonheur pour toujours». Trump parle des gagnants et des perdants comme si le contexte n'importait pas du tout. Il affirme être lui-même un perma-gagnant. Il a tout ce qu'il faut – non pas ce qu'il faut aujourd'hui, mais ce qu'il faut pour toujours et à jamais.

J'imagine également que plus nous vivons dans une insécurité désespérante, plus le rêve de victoire permanente brûle en nous. Qui achète des billets de loterie? Surtout les pauvres et les désespérés.

Qui achète Trump? Ils se prétendent braves et audacieux, mais je soupçonne que leur envie désespérée de victoire permanente est le principal motif de leur soutien pour Trump.

Source 
https://www.psychologytoday.com/blog/ambigamy/201602/evolution-the-sad-end-happily-ever-after

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Trump président? Ouch!

À titre de voisins immédiats, ça fait peur...

Personne ne veut y croire. Mais c’est comme le patient qui tombe dans le déni après un diagnostic de maladie incurable... il devra passer au travers coûte que coûte. On ne le souhaite à personne.

J’entendais des citoyens américains déclarer sur un vox pop : «Si Trump devient président, je quitte les États-Unis!» Certains avaient même déjà enclenché leur procédure d’émigration vers le Canada, notamment à l’Île du Cap-Breton. Compréhensible. 

So you're thinking of moving to Canada... We’re not alone in considering a move to the north. The number of people Googling “move to Canada” spiked 350 percent after Trump’s Super Tuesday victories. One American man who moved to Canada after George W. Bush's re-election in 2004 said, “We have no intention of going back.” 
   As one successful Canadian immigrant explains, “Canadians say ‘sorry’ a lot more than people in the U.S. do. They thank the bus driver as they get off the bus... There’s little things like that, and if you get those things right you blend in on a day-to-day level.” 
   Only you can decide if a small-fingered lunatic (or one of his nemeses) in the White House is enough to drive you over the border.” ~ Melody Warnick, Psychology Today

C’est une campagne intense, avec des accents d’immaturité incroyables.

Sanders a un discours totalement opposé à celui de Trump.

The Best Reason for supporting Bernie Sanders
David Seaton's News Links
http://seaton-newslinks.blogspot.ca/2016/02/the-best-reason-for-supporting-bernie.html

8 mars 2016

La virulence envers le féminisme

Je peux vous expliquer une chose, mais je ne peux pas comprendre à votre place.

Les choses n’ont guère changé depuis 30 ans puisque la propagande antiféministe amarrée à des stéréotypes éculés n’a pas cessé. Lors d’un périple Espagne/France/Italie, j’ai découvert ce qu’était le harcèlement dans les transports en commun bondés. Le fait d’être touriste assure un certain détachement, voire de l’audace, alors les «frotteurs» de l’époque ont pris de bons coups de coude dans l’estomac. Il y a plus grave me direz-vous. Bien sûr, mais les attouchements non cherchés ni consentis seront toujours insultants et révoltants. En outre, ce comportement archaïque de prédateur en milieu de travail peut avoir de lourdes conséquences, la délation pouvant résulter en perte d’emploi pour la plaignante.


Projet Crocodiles – Stop harcèlement de rue
Histoires de harcèlement et de sexisme ordinaire mises en bandes dessinées
http://projetcrocodiles.tumblr.com/

Encore du chemin à faire, mais il y a de l’espoir...

J’ai compris que j’étais féministe le jour où j’ai rencontré une antiféministe

Par Théodore Théoflex
(8 septembre 2015, vice.com) 

Sortir avec une fille féministe, c'est génial en même temps que c'est horrible.

D'abord c'est génial, puisque ça implique une relation amoureuse avec une personne émancipée et consciente, à la recherche d'autre chose qu'un voyage en tapis volant avec un Prince de dessin animé, sympa et charmeur, mais globalement chiant. En effet, ma copine, puisque c'est d'elle dont je parle, n'attend pas l'aval d'un référent masculin pour gérer sa vie et prendre des décisions. On pourrait la dire «libre», si ce mot avait encore un sens.

IRL, cette liberté peut parfois se manifester par des débats sans fin sur ses choix vestimentaires. Ou parfois, par son désir de n'entrer en commerce avec moi que lorsque notre désir sexuel est partagé. Aussi, quand je l'approche avec l'idée de reproduire, via son corps, ce que j'ai vu plus tôt dans des vidéos sur Internet, je connais d'avance la réponse. C'est non. Car son corps n'est «pas le réceptacle passif de mes fantasmes». Pourtant, après m'avoir longtemps paru simpliste et frustrant, ce principe me semble aujourd'hui, sinon génial, du moins couler de source. Car on ne le dira jamais assez, baiser, c'est quand même mieux quand c'est consenti.

J'ai pour la première fois réalisé ça à la suite d'un rendez-vous professionnel à Saint-Germain-des-Prés, dans un café de la rue Bonaparte. Il devait y être question de boulot et, avec un peu de chance, ce boulot devait me permettre d'obtenir cette chose précieuse qu'on appelle argent. Arrivé à la terrasse dudit café, je repère donc Sophie, 57 ans, productrice de télévision dont je suis obligé, dans l'espoir que ma carrière professionnelle débute un jour, de changer le nom.

S'en suit le rituel propre à tous les débuts de rendez-vous dans le milieu de l'audiovisuel : embrassades, marques d'affection exagérées alors même qu'on se rencontre pour la première fois, conversation immédiatement menée sur un ton personnel avec visionnage de photos sur le smartphone de Sophie alors même que je m'en bats la race de ses histoires. Moi, je ne suis là que pour le travail, sinon pourquoi j'aurais pris une douche, coiffé mes cheveux et posé sur la table une pochette en plastique surmontée d'une étiquette indiquant «projets de scénarios»?

Mais Sophie semble elle aussi s'en battre la race de tout ça. À la place, elle préfère vider la batterie de son téléphone en faisant défiler les visages de sa parentèle et les commenter à haute voix.

Puis, à mesure que Sophie parle, alors que j'en suis à me demander s'il me serait, d'un point de vue physique ou moral, envisageable de coucher avec elle (comme ça, par ennui), elle s'écrie : «Mon fils! Qu'il est beau! Non mais regarde-le comme il est beau!»

Emportée par une vague d'amour maternel, Sophie pose le téléphone sur la table, joint ses mains sur sa poitrine pour contempler avec piété l'image de Franck, 34 ans, son fils. Et puis, Sophie se met à me parler du mariage du susnommé Franck avec une femme bien sous tous rapports, une «Coréenne» selon ses propres termes. Et c'est là que, contre toute attente, elle m'accable de l'importance, «dans notre société malade, de garder la Femme à la place qui lui est dévolue», c'est-à-dire, selon elle, en dessous de l'homme et si possible quelque part entre la cuisine et la chambre à coucher.

Enchaînant les cafés pour me donner une contenance, je dirige le flux de mes pensées vers ma copine, qui est féministe, et je me demande, si au nom de toutes ses idées que j'ai fait miennes, je dois intervenir. Lui dire, poliment, qu'un discours comme ça, en plus d'être mauvais pour elle, mauvais pour les autres femmes et mauvais pour leurs mecs, est objectivement garanti cent pour cent mongol.

Je voudrais aussi dire à Sophie que sortir avec une féministe, c'est d'abord horrible. Horrible, parce que ça met en lumière le vrai visage de notre société. Un monde hostile et peu jovial où chaque trajet dans l'espace public, à pied ou en transports, de jour comme de nuit, implique de se faire accoster, interpeller, insulter ou suivre. Mais c'est encore pire lorsqu'on a pris la vraie mesure du harcèlement de rue.

Alors on réalise qu'il ne relève pas uniquement d'actes de gros porcs en manque – même s'il s'agit indubitablement de gros porcs en manque –, mais qu'il s'inscrit au plus profond de nos sociétés et de nous-mêmes. Le harcèlement de rue n'est en fait que la face la plus visible de l'iceberg du sexisme structurel auquel on ne pense pas forcément, nous les hommes, parce que depuis des millénaires, on a le beau rôle. Et par beau rôle, je veux parler de cette position qui nous permet de marcher dans la rue sans craindre de se faire enfiler (littéralement j'entends : exit donc les anecdotes impliquant des pickpockets, des parties de bonneteau truquées ou autres rencontres avec des arnaqueurs de rue), de ne pas être jugé sur son physique mais sur ses capacités, de ne pas être ramené sans cesse à son genre dans des situations inappropriées, et de retrouver à la tête de chaque publicité, série ou film, un personnage principal masculin auquel s'identifier.

Ce serait mentir que de dire que je suis né progressiste. Enfin peut-être que bébé, je l'étais – une étude réalisée par une université américaine a récemment établi que les bébés étaient en effet «de belles personnes». Mais en grandissant, j'ai mangé, en tant que Français, la propagande qui voudrait que les féministes mènent les mauvais combats, qu'elles répètent (en gueulant) les mêmes choses depuis des années, qu'elles soient revanchardes, hystériques et qu'au fond, elles détestent tout simplement les hommes.

Avec le temps, j'ai mesuré la stupidité de tels arguments et compris qu'Isabelle Alonso ne représentait pas toutes les féministes, ni toutes les femmes. Mais ce n'était pas suffisant et quand j'ai rencontré ma copine, des réflexes cachés de trou du cul viriliste vivaient toujours tapis dans les recoins de mon cerveau. Par exemple, je ne supportais pas cette propension qu'elle avait à vivre pour elle-même et à ne pas se forcer pour me faire plaisir, que ce soit en cuisine, au lit, ou avec son épilateur électrique, en s'occupant mieux de ses aisselles et de son maillot. Alors je faisais la gueule ou me justifiais en développant de pseudo-théories sur le don de soi quand on est amoureux. Je disais des trucs du genre : «regarde-moi, pour te faire plaisir je fais bien des pompes et des haltères quatre fois par semaines». Ce à quoi, ma copine me répondait, invariablement, que «c'était mon problème». Qu'elle m'aimait pour ce que j'étais et par pour ce que je voulais être, et par conséquent, qu'elle attendait la même chose de moi.

Elle m'a aussi appris à respecter les femmes et à les écouter parler. À ne pas remettre en cause, par exemple, leurs histoires d'agressions, ou de frotteurs dans les transports. Parce que lorsque ma copine rentrait le soir à la maison et qu'elle racontait, les larmes aux yeux, qu'elle venait de se faire suivre dans la rue, j'avais tendance à ne pas l'écouter. Dans ces moments-là, j'étais balancé entre deux attitudes.

1. D'abord : jouer les gros bras. Je m'énervais et promettais de descendre casser des gueules. Mais pour y arriver, il aurait fallu que je sois sérieusement branché muscles et baston et que je n'ai pas peur qu'en face, le gars (dans le cas improbable où je le retrouve), n'ait pas un couteau, des potes ou un pistolet à grenaille.

2. Une fois réalisée mon incapacité à aider activement ma copine, je devenais amer. J'en venais à remettre en question, point par point, le récit de ma copine. J'allais même jusqu'à induire qu'elle était peut-être, à sa manière, responsable de son agression. Résultat : une négation totale de la parole de l'Être Aimé et des points en moins dans les compétences «amour» et «clairvoyance».

C'est aussi grâce à elle que j'ai compris que le truc que j'aime le plus au monde, l'humour, n'était lui non plus pas épargné par ces écueils. Que les insultes que je préférais, au collège ou au lycée, ne constituaient que des variations autour d'un thème unique : celui de l'homme muni de grosses couilles qui domine tout ce qui n'en a pas. Et que les discussions entre hommes virent la plupart du temps au délire érotomaniaque. Comment, sinon par ce terme, parler de ce mythe propre aux salles de sport et à leurs vestiaires, qui voudrait que la seule vision d'une bite turgescente et violacée, entourée de veines noueuses, suffise à convaincre n'importe quelle femme de se la caler dans la bouche, la chatte ou les fesses?

Je voudrais donc dire à Sophie, la productrice, que depuis que je sors avec ma copine, les blagues que sortent les mecs à mon club de sport me plongent dans une réserve triste. Notamment celles que fait ce type qui trompe sa femme avec des prostituées lors de ses déplacements en province ou de cet autre qui se vante de donner «tant de plaisir à ses maîtresses qu'elles se plaignent le lendemain de douleurs abdominales». Plusieurs fois, j'ai hésité à demander à ce mec si la cause de ces «douleurs abdominales» n'était pas à aller chercher dans la conformation de son pénis, fin et très pointu, semblable à une moitié de crayon papier. Se pourrait-il qu'à chaque rapport, il cause à ses partenaires des microperforations de leurs parois vaginales? La question mérite d'être posée.

Je voudrais aussi parler avec Sophie de toute cette subculture méconnue à laquelle m'a initié ma copine. De Judith Butler pour le moins confidentiel, à la pensée intersectionnelle, ce courant théorique qui s'intéresse à la collusion de plusieurs facteurs discriminatoires de type le sexe, la classe et le genre. À ses côtés, j'ai découvert les rivages chatoyants d'un Nouveau Continent. Citons pour leur faire la publicité qu'ils méritent : la série Broad City, les blogs de Mirion Malle, du Projet Crocodiles, de Paye Ta Schnek et de Salut Camarade Sexiste.

Le temps que je réfléchisse à tout ça, Sophie, la productrice mature et zemmourienne avait eu le temps de terminer son paquet de Vogue et de commander deux Coca Zéro. Pour mettre un terme à sa diatribe antiféministe qui, pour une raison qui continue de m'échapper, n'en finissait pas, je l'ai soudainement interrompu. Avec beaucoup de sérieux, je lui ai dit que dans les faits, sortir avec une fille féministe ne changeait rien. Strictement rien. Puis j'ai ajouté : «Si ce n'est que je suis obligé, quand je me retrouve à poil, de coincer mon sexe entre mes jambes; pour ne pas l'offenser, tu vois.»

Posant sur moi le même regard qu'on a pour un trisomique ou un eunuque, Sophie a levé sa main afin d'interpeller le serveur. Son corps tremblait de gêne et de peur. Pour me saluer, elle ne m'a pas embrassé. Du bout des doigts, elle a secoué ma main, craignant sans doute que mon manque flagrant de virilité soit aussi contagieux qu'une MST.

Je n'ai jamais travaillé pour elle, ni même eu de ses nouvelles. Elle n'avait pas compris ma blague.

Source : www.vice.com

7 mars 2016

Besoin d’altitude?

Parfois je me dis que si Dieu existe certains êtres semblent mieux incarner l’idée que les croyants s’en font...

Compositeur/interprète : David Darling, violoncelle
Prayer and Word 5:57
Cello Blue
Album : Hearts Of Space
https://www.youtube.com/watch?v=iwXA8LgpnIg



«Nous avons été conditionnés avec des mots qui neutralisent les sentiments projetés par les pensées.

Croire et penser : vous ne pouvez pas faire les deux. 
Ou bien nous croyons ou bien nous pensons. Quand nous pensons nous projetons de l'énergie électromagnétique. Quand nous pensons, l'énergie circule. Lorsque nous croyons, l’énergie reste dans le conteneur, elle ne circule pas. 

Est-ce que j’utilise la technologie ou est-ce la technologie qui m’utilise? 

Au sujet des jeux interactifs de simulation de guerre :
Il y a certaines choses que nous devons examiner. Voyez-vous, chaque génération a la responsabilité de créer la réalité vivante, sa manière de vivre en relation avec la terre. Nous avons cette responsabilité. Il est irresponsable de nous accrocher à l’âge ténébreux du contrôle de la pensée qui menace nos descendants. Nous devons donc réfléchir à certaines choses. Cette mentalité d'agression, de violence, d'avidité et tout, cette maladie mentale délibérément implantée vit maintenant dans notre système. Elle mange notre esprit. Regardez le leadership, les institutions et les choses entretenues par nos sociétés, aucun de ces éléments ne semble avoir de relation spirituelle avec la vie. Je vous dirais donc : protégez votre esprit car votre esprit est en train de se faire manger.»

~ John Trudell (Subconscious War, Quincy Davis, 2011)

“The poison and pollution in our environment affects how clearly we see things. We need to use our intelligence and organize our consciousness and our perceptions of reality. This is hard work, but it must be done. We are in an evolutionary reality. We are never given something we can't handle. It's about activating the thinking process, about the real value of our ability to think. I say don't believe anything the corporations hand us, whether it is TV, ads or the news as they tell us it is. I am a human, a member of a tribe, not a subject for corporate mining and exploitation. I don't trust their corporate “democracy”. We humans must think for ourselves. That's what we need to give to the next generation.”

“When I go around in America and I see the bulk of the white people, they do not feel oppressed; they feel powerless... We see the physical genocide that they are attempting to inflict upon our lives, and we understand the psychological genocide that they have already inflicted upon their own people...” 

“...The only thing that has always bothered me about revolution, every time I have seen revolutionaries, they have reacted out of hatred for the oppressor. We must do this for the Love of our People... We must never react out of hatred against those who have no sense.” 

~ John Trudell (1946-2015)

4 mars 2016

Haine et jugement


Moins vous répliquez aux gens brusques, critiques et raisonneurs,
plus votre vie devient paisible. ~ Charles M. Schulz (Peanuts)

Et puis le rire est plus efficace que l’ail pour chasser les vampires.

Pourquoi haïssons-nous et jugeons-nous les autres?
Zoe Blarowski *

Les expressions de la haine sont plus répandues qu'on ne le réalise. On voudrait y penser à deux fois avant de faire une vilaine remarque à propos d'une célébrité ou de se mettre en colère contre le représentant d’un service à la clientèle médiocre. Pourquoi réagissons-nous avec hostilité ou en insultant les gens, alors que nous savons rationnellement  qu’il serait mieux de réagir avec empathie et compréhension?

Le facteur biologique est peut-être le premier déclencheur de la haine, mais ce n’est pas le fin mot de l’histoire.

La haine fait-elle partie de la nature humaine?

La plupart des animaux se montrent naturellement agressifs quand ils sont en compétition pour la nourriture, le territoire ou la survie en général. Mais, dans son livre Why We Hate, Rush Dozier décrit comment le cerveau humain fonctionne différemment de celui des autres animaux. 

La partie du cerveau appelée amygdale joue un rôle important dans l’éclosion de la rage et de la haine. Des études ont montré que la suppression de l'amygdale chez des animaux comme les singes, les chats et les chiens, les rend très dociles et disposés à coexister pacifiquement avec leurs ennemis typiques.



Chez les humains, l'amygdale est beaucoup plus connectée à d'autres parties du cerveau que chez les autres animaux. Elle est reliée à notre système limbique, la zone du cerveau qui prend en charge différentes fonctions telles que les émotions, le comportement, la motivation et la mémoire à long terme. Fait intéressant, l'amygdale est aussi reliée à la zone du langage qui contrôle l’obscénité; ce qui pourrait expliquer que les gens sacrent quand ils sont en colère.

Rush Dozier décrit une autre différence entre le cerveau animal et humain. La structure du cerveau des autres animaux fait en sorte qu’ils se fient principalement à leur instinct pour survivre. Plusieurs savent rapidement après la naissance comment marcher et quoi manger, et connaissent les bases élémentaires de leur survie.

Les humains semblent privés de connaissance intuitive. Ils se fient beaucoup à leur interprétation des situations environnantes en leur donnant un sens qui pourrait les aider à survivre. Or, nos diverses connexions cérébrales font en sorte que notre interprétation et nos croyances sont associées aux émotions et au comportement. Ainsi, pour le cerveau, les croyances font partie de notre survie.

Dozier suggère que c’est le germe de la haine. Si nous rencontrons quelqu'un dont les croyances sont différentes, notre cerveau interprète cela comme une menace à notre survie. Cela devient manifeste quand les gens entrent en conflit pour des idéologies religieuses, politiques ou autres. Des conflits comme ceux qui ont mené à d’innombrables guerres au cours de l'histoire de l'humanité.

Mais les conflits reliés à des croyances peuvent prendre des formes très subtiles. Avez-vous déjà jugé une célébrité parce qu’elle dépense son argent de façon irresponsable? C'est probablement parce qu'elle affiche un comportement qui entre en conflit avec vos croyances.

Mais, si vous la rencontriez en personne et appreniez à la connaître, peut-être comprendriez-vous ses choix. Ce ne serait plus une étrangère que vous pourriez librement insulter.

Cela soulève une autre question : l’instinct binaire de l’humain, c’est-à-dire sa tendance à classer les gens par groupes. Il y a d’abord le groupe auquel il appartient, puis tout le monde à l'extérieur de son groupe perçu comme les «autres». C'est la méthode qu’utilise du système limbique pour simplifier son environnement.

Notre cerveau veut voir le monde en noir et blanc. Si «nous» avons raison, «ils» doivent avoir tort. Étant donné qu’«ils» représentent une menace à notre survie, nous devons nous défendre.

Mais nous savons que le monde est composé de zones grises. Les réponses entièrement justes ou mauvaises à une question sont très rares. La vérité se situe généralement quelque part entre les deux.

Et c'est là que la biologie derrière la haine commence à s'effriter. Ce n'est pas la seule chose qui contrôle nos pensées et nos comportements.

Est-il possible de mettre fin à la haine?

L’une des caractéristiques étonnantes de l'humain est sa capacité de choisir. Nous ne sommes pas obligés d’être les esclaves de nos réactions biologiques. Nous pouvons stopper la haine en devenant plus conscients de nous-mêmes et de nos réactions.

Le philosophe indien Jiddu Krishnamurti disait que si une personne nous déplaisait c’était souvent parce que nous reconnaissions chez elle une caractéristique que nous n'aimions pas en nous. Il disait aussi que c'était une excellente occasion d'acquérir une plus grande conscience de soi.

La prochaine fois que vous aurez envie de juger quelqu'un ou de vous mettre en colère, prenez une pause et demandez-vous d’où viennent ces impulsions? Pour quelle raison cette personne vous met-elle hors d’état? La situation reflète-t-elle quelque chose d'autre qui vous contrarie?

Krishnamurti estimait que nos relations avec les autres agissaient comme un miroir nous permettant de voir plus clairement ce qui se passe à l'intérieur de nous.

Une autre étape importante vers la compréhension et l'acceptation des autres, est de voir les gens en tant qu'individus. Plus vous connaîtrez quelqu’un, moins il fera partie du groupe sans visages appelé les «autres».

Ce concept pourrait à lui seul changer le monde. Si les gens pouvaient communiquer entre eux en face à face, cela pourrait éliminer beaucoup de discrimination et d'intolérance.

La haine et la colère sont des émotions humaines naturelles qui ne devraient jamais être supprimées. Mais explorer et questionner nos émotions peut être très utile pour mieux nous comprendre. Et c'est là que la compréhension réelle des autres peut démarrer.

* Zoe Blarowski détient un baccalauréat en horticulture. Elle est végétarienne depuis plus de vingt ans, et ses écrits touchent principalement la santé et l’alimentation (Healthy Living, Care2). Elle aime explorer les montagnes près de sa ville natale de Kelowna en Colombie-Britannique (Canada).

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Le saviez-vous?
10 % des conflits sont dus aux différences d’opinions
et 90 % au mauvais ton de voix.

Le cerveau des bébés serait sensible aux émotions véhiculées par le ton de la voix, avance une étude américaine. 
   Des chercheurs ont étudié, à l’aide de l’imagerie par résonnance magnétique fonctionnelle (IRMf), l’activité cérébrale de bébés âgés de 6 à 12 mois. Durant une sieste au laboratoire, les bambins ont été exposés à des conversations dont le ton de voix changeait : joyeux, colérique et neutre. 
   Les chercheurs ont observé plus d’agitation cérébrale lorsque les échanges étaient exprimés avec colère. De plus, les bébés vivant dans des familles au climat plus conflictuel affichaient une plus grande activité dans les zones du cerveau liées au stress et à la régulation des émotions. Les disputes familiales provoqueraient donc beaucoup de stress chez les tout-petits, estiment les chercheurs. Certaines interventions des parents peuvent toutefois en réduire les effets négatifs. 
   Agence Science-Presse, via Naître et grandir

Apprendre à l’enfant à maîtriser ses émotions

Les émotions sont des messages envoyés par le cerveau pour nous dire si la situation dans laquelle nous sommes nous convient ou non. Ainsi, si la situation nous procure un malaise, nous adopterons un nouveau comportement pour modifier la situation. Il est donc important de se rappeler qu’il ne faut pas empêcher un enfant d’éprouver des émotions, mais plutôt lui fournir de bons moyens de les exprimer. 
   En effet, lorsqu’un enfant est en contrôle de ses émotions et qu’il parvient à en gérer l’intensité, cela lui permet de mieux réagir aux différentes situations de la vie. Une bonne gestion des émotions est associée au maintien de bonnes relations avec les autres, à une meilleure gestion des conflits ainsi qu’à la réussite scolaire. 
   Il existe une différence entre exprimer son émotion et agir sur le coup d’une émotion.

Suite :
http://naitreetgrandir.com/fr/etape/1_3_ans/comportement/fiche.aspx?doc=ik-naitre-grandir-enfant-apprendre-maitriser-emotion

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Pensées du jour :

«L’eau n’a pas de forme, sa nature est de s’écouler. Si vous la versez dans un vase, elle prendra la forme de ce vase. Dans cette tasse, elle a pris la forme de la tasse. Si on la verse dans mes mains, elle en prendra aussi la forme. Mais elle n’a pas de forme propre. Il en va de même pour la conscience, qui est plus subtile que l’eau. Elle n’a pas non plus de forme, mais elle revêt celle du concept auquel elle s’identifie, quel qu’il soit, sans pour autant se réduire à cette forme. Elle conserve toujours sa nature sans forme.»

«Ayez confiance en votre cœur et en son intuition. Faites le choix d’abandonner la peur et de vous ouvrir au Vrai, et vous vous éveillerez à la liberté, à la clarté et à la joie de l’être.»

«Pas d’intentions, pas de tension.
Pas d’attentes, pas de stress.
Pas de sentiment de manque, joie.»

~ Mooji (Satsang)

1 mars 2016

L’art de s’empoisonner involontairement

Cette pub vintage reflète un peu la propagande «vaseline» des années 50/60. Le pétrole à toutes les sauces. C’est fou les usages qu’on a pu recommander. Entre autres, on suggérait de masser le cuir chevelu avec de la vaseline avant un shampoing – comme il s’agit d’un hydrocarbure insoluble dans l’eau (hydrophobe), eh bien, les Messieurs devaient avoir les cheveux luisants, mais bien gras (1). On faisait ingurgiter de l’huile minérale aux humains et aux animaux en cas de constipation. Ou encore on utilisait la vaseline en cas de sécheresse vaginale. Un truc : l’huile de noix de coco (bio non parfumée) est plus efficace que le gel K-Y et sans danger pour la santé. Quant aux utilisations pour les bébés, il faudrait y penser à deux fois...

Quel est votre Q-V? (Quotient Vaseline)



Savoir donne le pouvoir de choisir.

Surprise : vous mangez probablement du pétrole brut
à chaque jour!

Par Michelle Pellizzon (Thrive Market)

Les guerriers de l'hiver connaissent le défi : quand le froid arrive, les gens se ruent sur les baumes pour empêcher leurs lèvres de gercer et sur la vaseline pour soulager leurs jointures rouges et crevassées – ce truc luisant et soyeux qui combattra la sécheresse de la peau quand les températures seront froides et le vent glacial. 
     Mais, avez-vous déjà vérifié les ingrédients de ces produits?
     La plupart contiennent de la vaseline (ou gelée de pétrole), un sous-produit du pétrole brut. Ouais, le combustible fossile qui permet à votre voiture de rouler, on le retrouve également dans tout ce qui contient de l'huile minérale ou de la gelée de pétrole. 
     Si vous avez déjà utilisé ces produits sur votre peau, vous savez déjà qu'ils peuvent obstruer les pores et causer de l'acné. Mais cet effet indésirable est justement que ce recherchent les fabricants de cosmétiques – en scellant l'humidité la vaseline crée une étonnante barrière sur la peau. Or, cette pellicule de plastique scelle également la saleté, les bactéries et la sueur dans les pores de peau, causant des boutons et/ou des irritations cutanées. 
     Selon l’Environmental Working Group, la gelée de pétrole se retrouve dans un produit de beauté sur 14 – maquillage et lotions. Elle est présente aussi dans 15% des rouges à lèvres et dans 40% (eeek!) des lotions et huiles pour bébé. Pourquoi? C'est un moyen peu coûteux de rendre les produits doux et soyeux, de sorte qu’on a l’impression que la peau est hydratée. 
     Fait troublant : une étude de 2011, réalisée avec 142 femmes, a démontré que l'huile minérale et la gelée de pétrole s’étaient incrustées (d’après les échantillons prélevés) dans les tissus adipeux de toutes les participantes (100%). Pour la simple raison que le corps est incapable de métaboliser la gelée de pétrole, de la digérer, de la fragmenter ou de l’éliminer. Ce qui signifie que cet ingrédient restera dans votre corps pour toujours. 
     Certaines femmes avaient accumulé environ un gramme d'huile minérale dans leur corps, mais d’autres, 10 grammes. Selon les chercheurs, chez ces femmes, les quantités résiduelles provenaient des cosmétiques. Les produits de beauté et les lotions sont absorbés dans le système par la peau, et même si vous n’utilisez pas de rouge à lèvres, votre baume à lèvres contient aussi du pétrole. Beurk. 
     Pire encore, une autre recherche indique que l'huile minérale et la gelée de pétrole sont des perturbateurs endocriniens. Les symptômes de la perturbation du système endocrinien comprennent une vaste gamme de problèmes de santé : problèmes de fertilité, diminution de la libido, maladies rénales et anomalies congénitales – c’est payer très cher pour avoir la peau plus douce ou un rouge à lèvres plus lustré. 
     Mais il existe d’autres solutions pour la peau sèche. Les produits qui contiennent de l'huile de noix de coco, du beurre de karité et de l’huile de jojoba assoupliront la peau naturellement, et qui plus est, vos organes ne baigneront pas dans une nappe de pétrole.

 

Pourtant on n’arrête pas d’extraire du pétrole et d’en mettre dans tout!

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(1) Étant donné que la gelée de pétrole et le glycérol (glycérine) ont un effet similaire sur la peau, on a tendance à croire qu’ils ont les mêmes composants. C’est faux. 
     La vaseline est un hydrocarbure non polaire hydrophobe insoluble dans l'eau. Il est soluble dans le dichlorométhane, le chloroforme, le benzène, l'éther diéthylique, le disulfure de carbone et l'huile de térébenthine.
     Le glycérol n'est pas un hydrocarbure. C'est un alcool fortement hydrophile (il attire l’eau) qui absorbe l'humidité de l’air, ce qui produit une sensation d'humidité sur la peau, semblable à celle produite par la gelée de pétrole.

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Poudre pour bébé (talc) et cancer potentiel

Dr Michelle Schoffro Cook, PhD, DNM

L’entreprise Johnson & Johnson, qui produit du matériel pharmaceutique et médical, des produits d’hygiène, des cosmétiques, et notamment de la poudre pour bébé (Baby Powder), a été condamnée à une amende de 72 millions de dollars US.
     La compagnie a été poursuivie par Jacqueline Fox (Birmingham, Alabama) dans le cadre d’un recours collectif de 60 personnes. Mme Fox a affirmé que son cancer ovarien a été causé par l’utilisation prolongée de la poudre pour bébé. Elle est décédée pendant la poursuite, mais son fils Marvin Salter (Jacksonville, Floride) a pris la relève en tant que demandeur, et on lui a récemment accordé un million de dollars par année jusqu’à la fin de sa vie en dommages-intérêts, et une somme additionnelle de 10 millions de dollars pour dommages-intérêts réels.
     Un épidémiologiste qui a témoigné au nom de Fox estimait que 10% des décès dus au cancer ovarien sont reliés à l'utilisation du talc (silicate de magnésium).
     La poudre pour bébé, et possiblement d'autres produits d’hygiène, contient  du talc. Ces produits ont été largement utilisés par beaucoup de consommateurs pendant de nombreuses années. Le talc est une substance minérale qu’on retrouve dans une grande variété de produits de consommation : cosmétiques, poudre pour bébé et produits d'hygiène féminine. 
     Le Centre international de recherche sur le cancer considère que le talc utilisé dans la zone périnéale peut être cancérigène. Plusieurs recherches soutiennent cette allégation. Dans une étude récemment publiée par le Medical Journal of Epidemiology Researchers, il y aurait un lien direct entre le talc et le cancer ovarien, avec un risque plus élevé chez les femmes qui l’ont utilisé très longtemps.
     D'autres travaux de recherche publiés dans l'International Journal of Cancer révèlent une augmentation statistiquement significative du risque de cancer ovarien associé à l'usage du talc. De nombreux soignants utilisent la poudre de talc après avoir changé les couches des bébés, ignorant les potentiels risques de cancer, de dommages aux organes ou de problèmes respiratoires. En outre, plusieurs produits d'hygiène féminine contiennent du talc; de sorte que beaucoup de femmes s’exposent involontairement à une substance dangereuse au quotidien.



     Selon le site d'actualité juridique LawFuel, les avocats de Jacqueline Fox ont envoyé un mémo à Johnson & Johnson, déclarant ce qui suit : «Ceux qui nient le lien entre le cancer ovarien et le talc devraient être perçus de la même manière que ceux qui refusaient d’admettre le lien entre la cigarette et le cancer.»
     Une autre étude publiée par l'American Journal of Industrial Medicine, Murray Finkelstein (Université de Toronto, Canada) a également constaté une augmentation de diagnostic de mésothéliome malin – une forme agressive de cancer du poumon et de l'abdomen – chez les mineurs de l'État de New York. M. Finkelstein a également trouvé des fibres de trémolite et anthophyllite dans la poussière et dans les poumons des travailleurs en usine; ces fibres sont la cause du mésothéliome.
     L'utilisation du talc est limitée dans l'Union européenne, mais elle est encore largement répandue en Amérique du Nord. Selon Campaign for Safe Cosmetics, les nourrissons, les enfants, les femmes, ainsi que les mineurs les ouvriers en usine, sont les personnes les plus à risque.
     Une autre préoccupation concernant les risques, est que certains talcs sont contaminés par de l'amiante, sans doute parce que les exploitations minières du talc et de l'amiante sont à proximité. La déclaration suivante de la Food and Drug Administration (site web) est surprenante : «Contrairement au talc toutefois, l'amiante est un cancérigène reconnu.» Après avoir examiné les résultats de recherche et les preuves fournies au procès de Mme Fox, la FDA devrait réviser sa déclaration que le talc n'est pas un produit cancérigène reconnu. Les preuves du contraire s’accumulent et méritent certainement des contrôles plus stricts de la part de la FDA.
     Johnson & Johnson se définit comme «une entreprise familiale», mais ce titre n’est peut-être pas justifié. Sur son site web la compagnie prétend «innover pour les filles et les femmes», ce qui est une véritable insulte envers les femmes qui sont mortes d'un cancer ovarien causé par le talc.

(Via Care2)  

 
Quelques marques du groupe Johnson & Johnson :  
Band-Aid (pansements); Acuvue  (lentilles de contact jetables); Aveeno (soins pour la peau); Carefree (hygiène féminine); Clean & Clear (dermatologie); Le Petit Marseillais (savon, gel douche, shampoing); K-Y Jelly (lubrifiant); Neutrogena (soins de la peau et cosmétiques); Rembrandt (bandes blanchissantes pour les dents); RoC (cosmétiques); Stayfree (hygiène féminine); Tylenol (antalgiques).

Présence de produits cancérigènes dans les shampooings
En 2009, l'association Campaign for Safe Cosmetics accusait Johnson & Johnson d'utiliser deux molécules potentiellement cancérigènes, le quaternium-15 et le 1,4-dioxane, dans ses shampooings pour enfants.
   Malgré la publication du rapport «No More Toxic Tub» (Plus jamais de produits toxiques) et les lettres envoyées par l'association, l'entreprise est restée silencieuse. Ce n'est qu'après la publication d'un second rapport par l'association, en octobre 2011, que Johnson & Johnson a été contrainte d’annoncer qu'elle supprimerait les produits en question dans un délai de deux ans. 
   Le talc pour le corps (usage périnéal) est classé 2B (potentiellement cancérigène pour l'homme) par le Centre international de recherches sur le cancer (CIRC).

(Source : Wikipedia)  

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Pensée du jour :

«Penser est un travail exigeant, c’est pourquoi on ne voit pas beaucoup de gens qui le font.» ~ Sue Grafton