9 février 2013

Petit et peureux


“In the end, we are only tiny frightened animals, doing our best to survive amid other tiny frightened animals.” 
~ James Hollis 

[En fin de compte, nous ne sommes que de petits animaux peureux faisant de leur mieux pour survivre parmi d’autres petits animaux peureux.] 

James Hollis, Ph.D., is a licensed Jungian analyst. He has written eight books published by Inner City Books, a Jungian-oriented press located in Toronto, Canada; he has also written three books published by Gotham Press, a division of Penguin, and two books published by academic presses. His books have been translated into Swedish, Russian, German, Spanish, French, Hungarian, Portuguese, Turkish, Italian, Korean, Finnish, Romanian, Bulgarian, Farsi, Japanese, and Czech.
http://www.jameshollis.net/welcome.htm

Dernière publication :
What Matters Most: Living a More Considered Life (2009) 

This book is designed to stir thoughts in the reader, possibly to reorient directions, priorities, and values. If we fail to engage in some form of cogent dialogue with the questions which emerge from our depths, then we will live an unconscious, unreflective, accidental life.... Having a more interesting life, a life that disturbs complacency, a life that pulls us out of the comfortable and thereby demands a larger spiritual engagement than we planned or that feels comfortable, is what matters most.

Recent article: Embracing Mortality, Living Authentically
http://www.huffingtonpost.com/dr-james-hollis/embracing-mortality-livin_b_466666.html

7 février 2013

Le train de l’éveil

Essigny-le-Petit : gare désaffectée
Images de Picardie de CRDP de l’Académie d’Amiens
 
La parabole de Mushin
 
Il y avait une fois un jeune homme qui s’appelait Joe et qui habitait la ville de Bonne-Espérance. Comme Joe se passionnait pour l’étude du dharma*, il avait pris un nom bouddhiste et se faisait appeler Mushin.
 
À part cela, Joe vivait comme tout le monde : il allait travailler tous les jours et il avait une charmante épouse. Cependant, malgré tout l’intérêt que Joe professait pour le dharma, il faut reconnaitre que c’était plutôt un macho, un type assez amer, un m’as-t-vu qui croyait tout savoir. Il finit même par se rendre tellement insupportable au travail qu’un beau jour, son patron le renvoya en lui déclarant qu’il en avait assez. Et voilà notre Joe, chômeur, qui rentre à la maison où il découvre une lettre de sa femme : « J’en ai assez, Joe. Je te quitte. » Et Joe se retrouve tout seul chez lui, en tête à tête avec lui-même.
 
Cependant, notre Joe, alias Mushin, n’étant pas du tout du genre à baisser les bras facilement, ne se démonta pas et jura que, s’il n’avait pas su garder sa femme et son boulot, il réussirait néanmoins à trouver la seule chose qui compte vraiment dans la vie : l’éveil. Et le voilà qui court jusqu’à la librairie la plus proche et qui passe au peigne fin toutes les dernières parutions traitant des moyens d’atteindre l’éveil. Et là, il trouve un livre qui lui parait plus intéressant que les autres, intitulé : Comment sauter dans le train de l’éveil. Joe achète aussitôt le livre et l’étudie à fond, après quoi il rentre chez lui, il liquide son appartement, il met toutes ses affaires dans un sac à dos et part pour la gare qui se trouve à la lisière de la ville. Il a en effet lu dans son livre qu’en suivant bien toutes indications, il trouverait le fameux train et saurait comment s’y prendre pour monter dedans. « Formidable », s’est-il dit.
 
Voilà donc Joe qui arrive à la gare – désaffectée –, qui relit soigneusement son livre et qui apprend par cœur toutes les indications et recommandations diverses. Et puis il s’installe pour attendre. Et il attend : deux jours, trois jours, quatre jours – il attend le grand train de l’éveil, car le livre a bien dit qu’il ne pouvait manquer de venir; et Mushin fait toute confiance à son livre. Enfin, le quatrième jour, il entend un grand bruit, dans le lointain, et le bruit se rapproche de plus en plus. Sachant que ce doit être le fameux train qui arrive, Mushin se prépare. Il est là, si excité de voir le train qui entre en gare; c’est vraiment incroyable! Et puis, soudain, vroom… même pas le temps de dire ouf, et le grand bolide métallique est déjà passé. Parti, envolé. Alors que faire, maintenant? Ce train existe bel et bien, il l’a vu. Mais il n’a pas pu y monter. Alors il se replonge dans son bouquin et se remet à l’étudier d’arrache-pied. Mais, chaque fois que le train arrive, c’est toujours le même scénario…
 
Le temps passant, d’autres gens s’étaient rendus à la librairie et avaient acheté le même livre que Mushin. Joe les vit bientôt débarquer à la gare; il y en eut d’abord quatre ou cinq, puis une vingtaine, puis une trentaine, venus eux aussi pour attendre le fameux train. La température montait, les gens étaient très excités : la Solution était là, enfin, à portée de main. Et bien que personne n’ait réussi à y monter, les gens gardaient quand même l’espoir que quelqu’un finirait bien par y parvenir, un jour, et que cela inspirerait les autres à en faire de même. Ainsi, le groupe grossit-il de jour en jour; l’espoir et l’enthousiasme étaient à leur comble.
 
Quelque temps plus tard, Mushin se rendit compte que certains avaient amené leurs enfants avec eux et, les parents étaient tellement absorbés par l’attente du train qu’ils ne s’occupaient pas du tout de leur progéniture. Les gosses, qui essayaient bien d’attirer l’attention de leur père ou de leur mère, se voyaient rabroués sans ménagement : « Fiche nous la paix, va donc jouer! » Ces petits étaient vraiment sérieusement négligés; et comme Mushin n’était pas vraiment un si mauvais bougre, au fond, il se dit qu’il ne pouvait pas laisser ces gosses comme ça, même s’il préférait continuer à guetter le train comme tout le monde. Alors il entreprit de s’occuper un peu d’eux; il sortit de son sac à dos ses provisions de fruits secs et de chocolat, et les distribua aux gamins et aux gamines, dont certains étaient véritablement affamés. Si les parents ne semblaient pas avoir le temps de sentir leur faim, les gosses, eux, avaient l’estomac dans les talons – sans parler de leurs genoux écorchés! Mushin leur fit des pansements avec du sparadrap trouvé dans son sac, et il se mit à leur lire des histoires dans leurs petits livres.
 
Certes, il allait bien toujours guetter l’arrivée du train de temps en temps, mais les gosses ne tardèrent pas à devenir sa préoccupation numéro un. D’ailleurs, il y en avait de plus en plus, et même toute une bande d’adolescents, au bout de quelque mois. Et comme les ados ont de l’énergie à revendre et qu’elle tourne mal si elle reste inoccupée, Mushin les prit par la main et organisa une équipe de baseball qu’il faisait jouer derrière la gare. Il les mit aussi au jardinage, histoire de les occuper utilement, et encouragea même les plus sages d’entre eux à le seconder dans ses tâches d’organisation. En un rien de temps, il s’était effectivement retrouvé à la tête d’une énorme somme d’activités, si bien qu’il avait de moins en moins le temps d’aller guetter le train. Ce qui le faisait d’ailleurs frémir de rage et verdir d’amertume : l’important se passait là-bas, à guetter le train – ce que faisaient du reste les adultes – mais il fallait que ce soit lui qui se retrouve coincé là, avec les gosses! Il continuait malgré tout à s’occuper d’eux sans relâche, puisqu’il savait qu’il fallait bien le faire.
 
Au fil des mois puis des années, des centaines, puis de milliers de gens affluèrent à la gare pour venir attendre le train avec armes et bagages, enfants et famille élargie. Mushin ne savait plus où donner de la tête avec toutes cette marmaille; il dut même entreprendre d’agrandir la gare. Il dut prévoir de nouveaux locaux pour faire coucher les gens, et finit même par construire une poste et des écoles… Mushin était débordé; il travaillait du matin au soir, il n’avait plus un instant à lui. Et cependant, il restait tenaillé par la colère et le ressentiment. « Tout ce qui m’intéresse, c’est l'éveil, vous savez. Pourtant, tout le monde est là à guetter le train, et pendant ce temps-là, qu’est-ce que je fais, moi? » Mais il persévérait malgré tout…
 
Un beau jour, il se souvint qu’il devait encore avoir un petit livre dans son sac que, par hasard, il n’avait pas jeté avec les autres, en vidant son appartement. Il tira des profondeurs du sac à dos un petit opuscule qui s’intitulait : Comment faire zazen. Encore de nouvelles instructions à étudier, se dit Joe, mais constatant que celles-ci n’avaient pas l’air trop compliquées, il entreprit de les apprendre et se mit à faire zazen tous les matins, assis sur son petit coussin, avant que tout le monde ne se réveille. Au bout d’un certain temps, il constata qu’il arrivait à mieux supporter le poids de toutes les responsabilités épuisantes qu’il avait été amené à prendre sans vraiment le vouloir. Et il se dit qu’il y avait peut-être un rapport entre le zazen et ce sentiment de paix et de tranquillité qu’il commençait à éprouver. Certains autres aspirants-voyageurs, un peu découragés d’attendre un train dans lequel ils n’arrivaient jamais à monter, prirent l’habitude de se joindre à Mushin. Si bien qu’il y eut bientôt tout un groupe de gens qui faisaient zazen tous les matins, tandis que, parallèlement, les candidats au voyage ferroviaire continuaient à affluer et à guetter le fameux train. Tant et si bien qu’il fallut établir une seconde colonie, un peu plus loin, le long de la voie ferrée. Et comme ce nouveau groupe rencontrait les mêmes problèmes qu’avaient connus ceux de la première gare, quelques anciens pionniers allaient de temps en temps prêter main-forte aux nouveaux et les conseiller. Par la suite, il y eut même une troisième colonie… la tâche était infinie.
 
Ils n’arrêtaient plus, du matin au soir : il fallait donner à manger aux enfants, organiser de la menuiserie, faire marcher le bureau de poste, organiser la nouvelle clinique – bref, tout ce qui est nécessaire à la survie et au bon fonctionnement d’une société humaine. Pendant ce temps-là, on ne s’occupait plus du train qu’on entendait encore passer de temps en temps, et s’il y avait bien toujours un peu de jalousie et d’amertume dans les cœurs, elles n’étaient plus aussi virulentes qu’avant – moins solides. Pour Mushin, le vrai virage eut lieu le jour où il essaya d’organiser ce que son petit livre appelait une sesshin*. Il emmena les gens de son propre groupe dans un coin de la gare et ils s’installèrent un peu à l’écart du va-et-vient quotidien pour faire zazen intensivement, pendant quatre ou cinq jours d’affilée. Ils entendaient bien passer le train de temps en temps, dans le lointain, mais ils l’ignoraient et se contentaient de rester assis sur leurs coussins. Par la suite, ils firent aussi connaître cette pratique aux gens des nouvelles gares installées le long de la voie ferrée.
 
Les années passaient, Mushin avait maintenant la cinquantaine bien sonnée, et ça se voyait : il avait l’air d’un homme fatigué et il commençait à se voûter sous le poids de tant d’années de labeur et d’efforts incessants. En revanche, les soucis, les angoisses et les interrogations d’antan s’étaient envolés depuis longtemps. Il y avait longtemps qu’il ne se posait plus les grandes questions philosophiques qui l’avaient hanté, jadis : « Est-ce que j’existe vraiment? La vie est-elle un rêve ou une réalité? » Il était tellement pris par son travail et son zazen que tout le reste avait fini par passer à l’arrière-plan et s’estomper, même les grandes questions métaphysiques, et même l’amertume et la colère; seules comptaient les réalités de chaque jour. Mushin n’avait plus rien à faire qu’à accomplir ses tâches quotidiennes, en fonction des nécessités du moment. Mais il n’avait plus du tout le sentiment d’y être obligé; il faisait ce qu’il y avait à faire – tout simplement.
 
Les gares étaient devenues des endroits très peuplés où vivaient des quantités de gens – qui travaillant et élevant ses enfants, qui se contentant juste d’attendre le train. Certains candidats au voyage ferroviaire finissaient par s’intégrer eux aussi à la vie de la gare, tandis que de nouveaux arrivants leur succédaient à la vigile. Mushin, qui avait fini par se prendre d’affection pour toute cette humanité à l’affût du train, consacrait tout son temps et toutes ses forces à les aider et à les soutenir de son mieux. Les ans passèrent ainsi, tandis que Mushin se faisait de plus en plus vieux et fatigué. À présent, il ne se posait plus la moindre question; il n’y avait plus que Mushin et sa vie – enfin dans la plénitude de sa plus simple expression –, et Mushin faisait exactement ce que la vie exigeait de lui, à chaque instant.
 
Un soir – allez savoir pourquoi –, Mushin se dit : « Ce soir, je vais faire zazen toute la nuit. Pourquoi, je n’en sais rien mais j’en ai envie… » Il y avait déjà belle lurette que Mushin ne cherchait plus monts et merveilles en faisant zazen; c’était devenu un acte très simple pour lui. Il restait assis, tranquillement, sans rien faire si ce n’est s’ouvrir à tout ce qu’il sentait en lui et autour de lui. Ce soir-là, il s’assit donc; il entendait le bruit des voitures qui traversaient la nuit, il sentait la fraîcheur de la brise nocturne, les mouvements subtils qui animaient son corps. Et il resta comme ça tout la nuit. Tout à coup, à l’aube, il entendit le vrombissement du grand train qui se rapprochait de plus en plus. Le train ralentit, ralentit encore, pour s’arrêter pile, devant lui. Et c’est alors que Mushin comprit : il avait toujours été dans le train, depuis le début; il était lui-même ce train. Il n’y avait pas de train à prendre, rien à accomplir, nulle part où aller. Il y avait simplement la vie, dans sa plénitude. Toutes les vieilles questions – qui n’en étaient pas vraiment – trouvèrent spontanément une réponse. Le train s’évanouit comme un mirage, sous le regard paisible du vieux petit bonhomme, tranquillement assis sur son coussin dans la lumière naissante du petit matin.
 
Mushin s’étira et se leva. Il partit faire du café pour tous ceux qui ne tarderaient pas à arriver pour travailler. Une dernière image de Mushin : il est dans l’atelier de menuiserie avec quelques-uns des plus grands garçons, en train de fabriquer des balançoires pour le terrain de jeux des gosses. Voilà donc l’histoire de Mushin. Que croyez-vous qu’il ait trouvé? Je vous laisse juges…
 
Source :
Charlotte Joko Beck
Soyez zen … en donnant un sens à chaque acte et à chaque instant

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* Dharma - dans le contexte du bouddhisme contemporain en Occident, le mot est souvent utilisé dans le sens de mode de vie, manière d'être - conformes aux principes du bouddhisme

* Sesshin : ce terme signifie "entrer en contact avec l'esprit". Il désigne une retraite de méditation intensive qui peut durer de deux à sept jours, voire plusieurs semaines ou plusieurs mois.

5 février 2013

Générosité


«Soyez généreux. Donnez à ceux que vous aimez; donnez à ceux qui vous aiment, donnez aux fortunés, donnez aux infortunés – oui, donnez surtout à ceux à qui vous ne voulez pas donner. Vous serez prospère en donnant. Plus vous donnez, plus vous recevez!»
~ W. Clement Stone

Qu’est-ce qui nous empêche d'agir de cette façon? Invariablement, c'est à cause d'un sentiment d'insécurité ou d'amour-propre, d'un manque d'estime de soi, de nos doutes et insuffisances. Et ce sont ces mêmes traits qui nous empêchent aussi de recevoir librement. Si nous nous sentons indignes, nous croyons par conséquent que nous n'avons rien à donner; si nous sommes incapables de nous aimer, nous ne pouvons pas croire que quelqu’un puisse être bon envers nous. Nous craignons que si quelqu'un donne sans motif et veut réellement faire quelque chose pour nous, il doit sûrement avoir une arrière-pensée.

Si nous nous sentons mal à l'aise avec la générosité, nous pouvons rester coincés dans l'incertitude, la peur ou le sentiment d'indignité. Lorsque nous doutons de nous, nous tombons dans le puits sans fond de l’autodénigrement. Quand nous apprécions toute la beauté de la bonté, nous sortons de notre égocentrisme et pouvons nous connecter librement les uns aux autres. Nous pouvons donner et recevoir. Ces moments dépourvus d’ego sont exquis!

«Souvenez-vous qu'il n'y a pas de petits actes de bonté. Chaque acte se répercute sans but logique.»
~ Scott Adams

Pouvez-vous imaginer un monde où personne ne donnerait à qui que ce soit? Un monde où nous ne nous occuperions que de nos propres besoins tout en ignorant ceux des autres? Ce serait certainement un endroit misérable où vivre, car en fin de compte, que ce soit spontané ou planifié, nous ne pouvons pas être heureux sans être bon, sans donner et recevoir les uns des autres.

La bonté spontanée est essentielle à notre bien-être, elle nous libère de l’auto-obsession, de l'égoïsme et de l'isolement. La vraie générosité c’est donner sans attentes, sans devoir être remboursé d'une quelconque façon. C'est l’acte de générosité le plus puissant, inconditionnel et détaché qui soit; il est libre d’aboutir n’importe où.

Ed et Deb Shapiro

Source : Care2

3 février 2013

Dès qu'un ange s'endort


L’ombre des anges
 
Je traverserai les villes
J’emporterai ta voix
J’irai chercher le feu dans le ciel
Et le vent dans nos voiles
 
Quand l’ombre des nuages
Démasquera nos souffles
Nous volerons sereins
Par les chemins du sort
Et nos songes en fuite
Éviteront les gouffres
Pour balayer ensuite
Les traces de nos morts
 
Je traverserai les villes
J’emporterai ta voix
J’irai chercher le feu dans le ciel
Et le vent dans nos voiles
 
Une étoile se repose
Dès qu’un ange s’endort…
 
Isaac Lerutan; 2009
 
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HUMOUR
 
Dieu étant en train d’observer les comportements mesquins des hommes. Il convoqua donc ses anges et décida d’en envoyer un sur terre pour un certain temps.
 
Quand l'ange revint, il dit à Dieu : «Ça ne va pas bien sur terre; 95 % des humains se conduit mal et seulement 5 % se conduit bien.
 
Dieu réfléchit un instant et dit : «Peut-être que je devrais envoyer un deuxième ange pour avoir une seconde opinion.» Et Dieu envoya un autre ange sur terre.
 
De retour, l'ange dit à Dieu : «Oui, c'est bien vrai, la terre est en déclin; 95 % des humains se conduit mal et 5 % se conduit bien...»
 
Dieu n'était pas content. Alors il décida d’envoyer un courriel au 5 % d’humains qui se conduisait bien pour les encourager, les aider à continuer.
 
Savez-vous ce que dit le courriel?
 
…………………
 
Ah, ok ... j’me demandais … parce que je ne l'ai pas reçu non plus.
 
(Auteur inconnu)

1 février 2013

Raccords précieux

Prenez le temps de leur dire…
 
C'est la qualité de nos relations qui contribue le mieux à notre héritage.
~ James M. Kouzes

Il y a quelques années, j'ai reçu un log courriel personnel d'un ami proche. C'était une période particulièrement mouvementée pour moi, alors je n’ai répondu que trois semaines plus tard.

J'ai commencé mon email ainsi : «Je suis désolé de la réponse tardive. Je n'avais pas le temps…». Dans un éclair lucidité, je me prenais en flagrant délit de mensonge et j’ai cessé d’écrire. Je n'avais pas le temps? C’était tout simplement faux!

Nous trouvons toujours du temps pour les choses qui nous importent : manger, se doucher, Facebook, regarder nos émissions de télé préférées. Si nous ne trouvons pas de temps pour quelque chose, c'est sans doute parce que ce «quelque chose» n’est pas aussi important qu’on le dit.

Si quelqu'un nous demandait ce qui compte le plus pour nous, je suis sûr que nos relations avec les amis et la famille viendraient en tête de liste. Mais, pour la plupart d'entre nous – y compris moi-même – la façon de répartir notre temps ne le reflète pas toujours.

À un certain niveau, nous savons tous que notre manière de gérer notre temps révèle nos priorités, bien plus que ce que nous disons ou pensons.

Peut-être est-il vrai que nous n'avons pas toujours le luxe de rédiger fréquemment de longs courriels personnels, mais nous pouvons tous faire un effort plus conscient pour dire aux autres qu’ils sont précieux et uniques.

Les gens ne comptent pas seulement parce qu’ils ont quelque chose à nous offrir. Ils ne comptent pas seulement à cause des bénéfices que la relation nous apporte. Ils ne comptent pas seulement parce qu’ils sont «de bons contacts».

Ils comptent, c’est tout.

La vie tourne autour des relations, alors faisons un effort conscient à chaque jour pour souligner leur importance. Après tout, une relation durable ne se construit pas en un jour; elle se construit jour après jour.

Daniel Wong
Extrait de : Simple ways to make others feel special
Source : http://thinksimplenow.com/

30 janvier 2013

Et après l’illumination?

Aquarelliste : Myoe Win Aung, Birmanie

Un des signes que vous avez atteint l'illumination – autre que la vision de l’aura, les tintements de cloches et les pouvoirs de guérison – est que vous commencez à valoriser la rêverie autant que la planification.

Autre signe : vous commencez à parler gentiment, non seulement aux plantes et aux arbres, mais aussi aux voitures, aux grille-pain et aux ordinateurs.

Et, signe irréfutable d’illumination, vous éprouvez de la gratitude envers vos défis actuels, de l’amour envers les mauvais conducteurs et de la sympathie envers ceux qui ne voient pas l’aspect service dans leur travail.

       Au service de 7 milliards d’individus,
       L'Univers

P.S. : Enfin, signe sans équivoque : vous trouvez que ramasser minutieusement les ordures dans les lieux publics est une occasion de rayonner.

Source : http://www.tut.com/
Thoughts becomes things, chose the good ones!

29 janvier 2013

Come healing


COME HEALING
Leonard Cohen
Album: Old ideas 
O gather up the brokenness
And bring it to me now
The fragrance of those promises
You never dared to vow
The splinters that you carry
The cross you left behind
Come healing of the body
Come healing of the mind
And let the leaves hear it
The penitential hymn
Come healing of the spirit
Come healing of the limb
 
Behold the gates of mercy
In arbitrary space
And none of us deserving
The cruelty or the grace
 
O solitude of longing
Where love has been confined
Come healing of the body
Come healing of the mind
 
O see the darkness yielding
That tore the light apart
Come healing of the reason
Come healing of the heart
 
O trouble dust concealing
And undivided love
The Heart beneath is teaching
To the broken Heart above
 
O let the heavens falter
And let the earth proclaim:
Come healing of the Altar
Come healing of the Name
 
O longing of the branches
To lift the little bud
O longing of the arteries
To purify the blood
And let the heavens above hear it
The penitential hymn
Come healing of the spirit
Come healing of the limb
 
O let the heavens hear it...

25 janvier 2013

Pourquoi crions-nous?


Un jour, un maître de sagesse demanda à ses disciples : «Pourquoi les gens se crient-ils par la tête quand ils sont fâchés?» Les disciples réfléchirent un moment, et l'un d'eux répondit : «Nous perdons notre calme, voilà pourquoi nous crions.» Le sage insista : «Oui, mais pourquoi crier quand l'autre personne est juste à côté de vous? Pourquoi est-il impossible de parler à voix douce quand vous êtes fâché?»
       Les disciples formulèrent quelques réponses qui ne satisfirent le maître. Finalement, le sage expliqua : «Quand deux personnes sont fâchées l'une contre l'autre, leurs cœurs sont très éloignés. Pour couvrir cette distance ils doivent crier pour s'entendre. Plus ils sont fâchés, plus ils doivent crier fort pour traverser cette grande distance.»
       Et il ajouta : «Quand deux personnes s’aiment elles parlent doucement parce que leurs cœurs sont très proches. La distance entre elles est courte et elles peuvent chuchoter; elles deviennent ainsi plus près l'une de l'autre par l'amour. À la fin, elles n'ont même pas besoin de chuchoter, il leur suffit de se regarder l'une et l'autre en silence. Voilà le degré de rapprochement que deux personnes qui s'aiment peuvent atteindre.»
       ~ Anonyme

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«Moi je les aime, les vieux. Ils bavent, ils pètent, ils ronchonnent et ils parlent toujours de leur maladie mais je les aime. Ils ont beau me rappeler combien je serai vulnérable à la fin de mon existence, c’est plus fort que moi; je déborde d’affection pour eux. Je ne comprends pas le sort qu’on leur réserve. […]

C’est pour cette raison que je suis devenu préposé aux bénéficiaires. Les vieux manquent d’affection et j’ai décidé de leur en donner. Je sais que je peux le faire puisque je lis Jacques Poulin*. Dans ses romans, je trouve la tendresse et la douceur dont j’ai besoin pour mon travail. Certains jours, je voudrais être un de ses livres; n’importe lequel, je les aime tous ou presque. Si j’y arrivais, je serais l’homme le plus doux de tout le pays. Je mesurerais le poids de chaque mot pour qu’ils n’écorchent jamais personne quand ils sortent pêle-mêle de ma bouche. Je n’en ferais jamais trop, je ne me perdrais pas dans l’excès, je serais simplement là, à l’écoute, comme un gros chat affectueux. Et puis les livres de Poulin sont travaillés, retravaillés, corrigés, peaufinés. Moi, je fais ma vie à mesure qu’elle m’arrive. Je n’ai pas le temps de réfléchir au chapitre suivant de mon existence qu’il me tombe dessus. Alors, j’improvise. J’écris chaque jour une page de mon petit destin sans prendre le temps de me relire. C’est pourquoi j’ai l’impression de faire plein de fautes, plein d’oublis. Sauf quand je suis avec mes vieux.»

Claude Vallières, auteur-compositeur-interprète
Extrait de la nouvelle «Comme un livre de Jacques Poulin»
J’attendais que tu oses un geste (recueil de nouvelles)
Éditions Vent d’Ouest, Coll. Rafales; 2009

Premier recueil : Les jours où je suis né; même éditeur

Vous aimerez peut-être sa poésie :
http://artdanstout.blogspot.ca/2012/11/poetes-dici.html

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COMMENTAIRE

Il est vrai qu’en tournant la dernière page d’un livre de Jacques Poulin, si l’on ne se sent pas meilleur, on a une envie irrésistible de le devenir…

* Jacques Poulin (1937 - ) : auteur québécois né à Saint-Gédéon-de-Beauce. Il a publié ses deux premiers romans en 1967 (Mon cheval pour un royaume et Jimmy). Il a habité à Paris dans les années 1980 mais est aujourd'hui de retour au Québec. Le style de l'auteur est d'une simplicité très efficace, grâce notamment à cette «petite musique» si particulière qui fait qu'on le reconnaît aujourd'hui comme un des auteurs majeurs du Québec. Paul-André Bourque a écrit dans Lettres québécoises : «D'un roman à l'autre, ce ne sont pas tellement les péripéties vécues par les personnages qui intéressent le lecteur, mais bien plutôt le voyage intérieur du narrateur, son introspection, sa réflexion sur lui-même et sur la vie, sur son rapport à l'autre, fut-ce l'un ou l'autre des chats qui peuplent cet univers romanesque.» (Source : Wikipédia) 

Ouvrages récents :
L'anglais n'est pas une langue magique, Leméac, 2009
L'homme de la Saskatchewan, Leméac, 2011

23 janvier 2013

Minuscules vies

 
 
 

Ne sont-ils pas mignons ces singes Marmoset? De grands yeux en amande incrustés dans de petites boules de fourrure …vivantes. On les surnomme «singes de poche». On trouve ces singes pygmées pas plus hauts qu’un doigt dans les forêts tropicales, notamment au Brésil, en Amazonie, au Pérou, en Équateur et en Colombie.
Avons-nous seulement une idée du nombre incroyable d’êtres vivants que nous tuons en rasant les forêts pour notre seul intérêt? Non… bien que maintenant Internet nous aide à sortir de l’ignorance à ce propos.
Je cherche toujours à comprendre pourquoi nous en sommes venus à croire que seule notre espèce compte…
«Les animaux développent des astuces pour trouver et attraper de la nourriture; pour éviter de se faire attraper et manger à leur tour; pour éviter la maladie et les accidents; pour se protéger des conditions climatiques; pour trouver des membres du sexe opposé et les convaincre de s’accoupler; et pour assurer les meilleures conditions de vie possibles à leur progéniture.
Le sentiment que les membres d’une espèce méritent une considération morale privilégiée par rapport à ceux d’autres espèces est ancien et profond. Tuer des gens pour d’autres motifs que la guerre reste un crime défendu et sérieusement jugé. Manger des humains (même s’ils sont déjà morts) est le crime le plus prohibé de notre culture. Par contre, nous aimons manger d’autres espèces. Plusieurs frissonnent devant l’exécution judiciaire d’ignobles criminels humains tandis qu’ils approuvent joyeusement l’exécution sans procès d’animaux tout à fait pacifiques. En effet, nous tuons les membres d’autres espèces inoffensives, juste pour nous récréer et nous amuser. Un fœtus humain, qui n’a pas plus de sentiment qu’une amibe, jouit d’une révérence et d’une protection légale qui dépassent largement celles qu’on accorde au chimpanzé adulte. Pourtant, le chimpanzé ressent et pense et – selon les résultats d’une expérience récente – peut même apprendre une forme de langage. Le fœtus appartient à notre propre espèce, et à cause de cela, on lui accorde automatiquement des privilèges et des droits spéciaux. Je ne sais pas si l’éthique «espèciste» est plus valable que l’éthique «raciste». Tout ce que je sais, c’est qu’elle n’a pas de base valide dans la biologie évolutionniste.»
~ Richard Dawkins, The Selfish Gene, 1976 

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“Let us try to teach generosity and altruism, because we are born selfish.”

“Personally, I rather look forward to a computer program winning the world chess championship. Humanity needs a lesson in humility.” **

“Nothing is wrong with peace and love. It is all the more regrettable that so many of Christ's followers seem to disagree.”

~ Richard Dawkins

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«L'idée que les athées croient que tout a été créé par hasard est régulièrement soulevée pour critiquer la théorie darwinienne. Comme Richard Dawkins l’explique dans son merveilleux livre «The God Delusion», cela représente une totale incompréhension de la théorie de l'évolution. Bien que nous ne sachions pas précisément comment la chimie originelle de la Terre ait pu engendrer la biologie, nous savons que la diversité et la complexité de ce que nous voyons dans le monde vivant n'est pas le produit du hasard. L'évolution est une combinaison de mutations et de sélection naturelle. Darwin est arrivé à l'expression «sélection naturelle» par analogie à la «sélection artificielle» réalisée par les éleveurs de bétail. Dans les deux cas, la sélection exerce un effet hautement non aléatoire sur le développement de n’importe quelle espèce.»

~ Sam Harris, Los Angeles Times

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** Personnellement, je ne serais pas étonnée que des robots sauvent la planète, à la condition, bien entendu, qu’ils soient programmés par une «intelligence» bienveillante plutôt que par des humains malveillants…

21 janvier 2013

DAS : Déficit d’Attention Spirituelle

 
DAS : Déficit d’Attention Spirituelle
Par Steven Farmer 
 
Le trouble de Déficit d’Attention Spirituelle est dû non seulement à la distraction, mais aussi à un manque d'attention plus large qui nous empêche de faire ce qu'il faut pour rester connecté à l'Esprit.
 
Nous commençons peu à peu à reconnaître que l’Esprit s’exprime dans tout ce qui existe sur cette terre et dans le cosmos et que nous ne sommes pas séparés de cette Source intégrée à tous les autres aspects de la Vie elle-même parce que nous en sommes simplement une expression. Nous sommes maintenant conscients que l'Esprit communique avec nous de plusieurs façons qui ne nécessitent pas d’intermédiaires humains puisque nous recevons directement.
 
La révélation directe c’est l'expérience de l'Esprit (non pas un savoir intellectuel et philosophique) nous permettant de savoir au cœur de notre cœur la vérité de cette réalité. Il y a plusieurs manières de faciliter ce savoir – ou peut-être plus précisément ce souvenir – et il est important de trouver des moyens qui fonctionnent pour nous. Voici quelques idées qui peuvent vous aider à surmonter le Déficit d’Attention Spirituelle pour rester à l'écoute de la voix de l'Esprit.
 
1) Si vous êtes coincé dans une distraction et que vous vous en rendez compte, portez attention à votre respiration; prenez quatre respirations profondes tout en observant la dilatation et la contraction de votre poitrine et de votre abdomen.

2) Sortez et asseyiez-vous près d’un arbre, et respirez avec lui.

3) Marchez pieds nus sur le sol. Restez debout, prenez quelques respirations profondes et imaginez des racines éthériques qui se prolongent de la plante de vos pieds jusque dans la terre-mère.

4) Sortez pour admirer les étoiles par une nuit sans lune.

5) Jouez de la musique. Chantez avec votre cœur.

6) Dansez sans vous soucier du jugement des autres.

7) Passez du temps avec un enfant et restez pleinement présent.

8) Bénissez chacun de vos repas.

9) Riez autant que possible. Ne prenez rien au sérieux sauf s’il s’agit de choses vraiment sérieuses.

10) Gratitude. Quand vous vous réveillez le matin, énumérez à voix haute les choses dont vous êtes reconnaissant. Remerciez souvent pendant la journée. Avant d'aller dormir, révisez votre journée et notez les choses dont vous êtes reconnaissant.
 
Bien sûr, ce n'est pas une liste exhaustive, mais je vous invite à les essayer (toutes ou quelques-unes) pour voir comment vous vous sentirez. Il est beaucoup plus facile de relever des défis et de recevoir les bienfaits de la vie si vous restez consciemment connecté de cette façon.
 
Source: Care2
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Pensée du jour :
 
Il y a ce qui dépend de nous, il y a ce qui ne dépend pas de nous. En toutes choses, il faut faire ce qui dépend du SOI, et pour le reste être ferme, tranquille et ne point se tourmenter.
~ Épictète