4 mars 2020

Comme au temps de la peste (de Camus)

Il paraît que depuis l’éclosion du COVID-19, le roman d’Albert Camus, La Peste (1947), connaît un important regain de popularité :
«Le roman qui dépeint l'arrivée d'une épidémie contraignant les habitants à rester cloîtrer chez eux, connaît une forte hausse des ventes depuis quelques semaines. Sur nos télés, sur nos ondes, et dans nos journaux, dans nos comportements sociaux… il est absolument partout. Et même dans notre consommation de culture.»
(Les Inrockuptibles)

En 2020 : même problème, mais mondial plutôt que régional. 
Citations tirées du roman.   


Ah! Si c'était un tremblement de terre! Une bonne secousse et on n'en parle plus... on compte les morts, les vivants, et le tour est joué. Mais cette cochonnerie de maladie!
Même ceux qui ne l'ont pas la portent dans leur coeur.

La seule façon de mettre les gens ensemble, c'est encore de leur envoyer la peste.

Le fléau n'est pas à la mesure de l'homme, on se dit donc que le fléau est irréel, c'est un mauvais rêve qui va passer.

Chez les uns, la peste avait enraciné un scepticisme profond dont ils ne pouvaient se débarrasser.

Les fléaux, en effet, sont une chose commune, mais on croit difficilement aux fléaux lorsqu'ils vous tombent sur la tête.

En même temps que les secours envoyés par air et par route, tous les soirs, sur les ondes ou dans la presse, des commentaires apitoyés ou admiratifs s'abattaient sur la cité.

Des imprimeurs de la ville virent très vite le parti qu'ils pouvaient tirer de cet engouement et diffusèrent à de nombreux exemplaires les textes qui circulaient.

Les mesures n'étaient pas draconiennes et l'on semblait avoir beaucoup sacrifié au désir de ne pas inquiéter l'opinion publique.

Beaucoup de gens réduits à l'inaction par la fermeture des magasins ou de certains bureaux emplissaient les rues et les cafés. Pour le moment, ils n'étaient pas encore en chômage, mais en congé.

Les foyers d'infection sont en extension croissante. À l'allure où la maladie se répand, si elle n'est pas stoppée, elle risque de tuer la moitié de la ville avant deux mois.

Si l'épidémie s'étend, la morale s'élargira aussi.

On avait consigné des quartiers entiers pendant vingt-quatre heures afin de procéder à des vérifications domiciliaires.

La situation était grave, mais qu'est-ce que cela prouvait? Cela prouvait qu'il fallait des mesures encore plus exceptionnelles.

Écoutez, dit celui-ci, il faut l'isoler et tenter un traitement d'exception.

Tout d'abord, le préfet prit des mesures concernant la circulation des véhicules et le ravitaillement.

Il était au courant des moindres détails du système d'évacuation immédiate qu'il avait organisé pour ceux qui montraient subitement des signes de la maladie.

Diagnostiquer la fièvre épidémique revenait à faire enlever rapidement le malade.

Ces salles étaient d'ailleurs équipées pour soigner les malades dans le minimum de temps et avec le maximum de chances de guérison.

Les malades mouraient loin de leur famille et on avait interdit les veillées rituelles, si bien que celui qui était mort dans la soirée passait sa nuit tout seul.

Hâtivement, les corps étaient jetés dans les fosses. Ils n'avaient pas fini de basculer que les pelletées de chaux s'écrasaient sur leurs visages et la terre les recouvrait de façon anonyme.

Un arrêté préfectoral expropria les occupants des concessions à perpétuité et l'on achemina vers le four crématoire tous les restes exhumés.

La presse, si bavarde dans l'affaire des rats, ne parlait plus de rien. C'est que les rats meurent dans la rue et les hommes dans leur chambre. Et les journaux ne s'occupent que de la rue.

Tout le monde était d'accord pour penser que les commodités de la vie passée ne se retrouveraient pas d'un coup et qu'il était plus facile de détruire que de reconstruire.

Alors que le prix de toutes choses montait irrésistiblement, on n'avait jamais tant gaspillé d'argent, et quand le nécessaire manquait à la plupart, on n'avait jamais mieux dissipé le superflu.

L'habitude du désespoir est pire que le désespoir lui-même.

Le mal qui est dans le monde vient presque toujours de l'ignorance, et la bonne volonté peut faire autant de dégâts que la méchanceté, si elle n'est pas éclairée.

C'est au moment du malheur qu'on s'habitue à la vérité, c'est-à-dire au silence.

Épilogue :

À l'aube d'une belle matinée de février, les portes de la ville s'ouvrent enfin. Les habitants, libérés savourent mais ils n'oublient pas cette épreuve «qui les a confrontés à l'absurdité de leur existence et à la précarité de la condition humaine». Le narrateur a voulu relater ces événements avec la plus grande objectivité possible. Il sait que le virus de la peste peut revenir un jour et appelle à la vigilance. 

Source des citations tirées du roman :

1 mars 2020

Que de bonnes raisons de l’enseigner

Une chanson de Félix Leclerc à été mise à l’index (bannie) dans une école parce qu’un parent s’est plaint qu’on l’enseignait à des enfants de 3e année. La nouvelle censure littéraire a envahi le milieu de l’éducation, et les parents en profitent pour empiéter sur les compétences des enseignants. Cette chanson n’a rien de malin, c’est juste une satire sur l’assurance-emploi de l’époque.
   Cependant, parmi les cent mille façons de tuer un homme, il y en a une qui les déclasse toutes (1).

Les 100 000 façons de tuer un homme
Félix Leclerc

Sur les cent mille façons de tuer quelqu'un
La plus dangereuse c'est le coup de fusil
La plus onéreuse c'est le coup de canon
Ça demande une équipe entraînée au bruit
Y'a toujours la corde dite pendaison
Pour le noeud coulant faut avoir le don.

Sûre que la noyade attire les moroses
Mais pas garantie parce que l'eau réveille
Y'a le bon vieux poison mais là faut la dose
Pas assez tu dors, un peu trop tu veilles.

Le gaz est plus propre, pas de commentaires
Mais à tout instant gare au courant d'air
Non je crois que la façon la plus sûre de tuer un homme
C'est de l'empêcher de travailler en lui donnant de l'argent.

Le rasoir ma foi cette saloperie
A ses fanatiques parce que c'est tranchant
La hache le couteau et la scie aussi
Mais c'est un domaine bourré d'accidents
Très peu efficace est la collision
Ça brise une face, laisse des lésions
Pour mourir de soif faut la volonté
Le dégoût de l'eau, surtout la santé
Non vraiment j'y tiens la meilleure façon de tuer un homme
C'est de le payer à ne rien faire.

Entre mourir d'amour ou bien mourir de rire
La plus achalandée c'est difficile à dire
Les deux finissent en spasmes en soubresauts en transes
Mais les deux sont jeudis
Le rire toujours comique
Et l'autre romantique.

La chaise électrique c'est très indécent
Sauter dans le vide pas toujours prudent
Étrangler quelqu'un c'est perdre ses sens
Le trancher c'est pire c'est les sans dessus dessous.

Non vraiment je reviens aux sentiments premiers
L'infaillible façon de tuer un homme
C'est de le payer pour être chômeur
Et puis c'est gai dans une ville ça fait des morts qui marchent.

(1) Il existe une ultime façon de tuer un homme : c’est de le faire travailler très dur pour un salaire de famine, voire, sans salaire.



Travail forcé en Érythrée : une minière canadienne pourra être poursuivie au Canada

Timothé Matte-Bergeron
ICI Colombie-Britannique-Yukon / 28 février 2020

Une poursuite intentée contre une compagnie minière canadienne pour violation des droits de la personne pourra être entendue en Colombie-Britannique, même si les actes allégués ont eu lieu en Érythrée, a tranché la Cour suprême du Canada.
   Vendredi, les juges du plus haut tribunal du pays ont débouté l’entreprise Nevsun Resources*, établie à Vancouver, qui plaidait que les cours canadiennes n’ont pas compétence pour entendre le recours civil intenté par trois réfugiés érythréens.
   Ces derniers affirment qu'ils ont été forcés au travail, battus et torturés alors qu’ils travaillaient dans la mine Bisha, en Érythrée, dont la majorité des parts sont détenues par Nevsun Resources.
   Aucune de ces allégations n’a été prouvée en cour. La compagnie minière nie avoir recouru à des conscrits de l’armée érythréenne, dont certains, selon une enquête des Nations unies, sont enrôlés de force par l’État pour un service militaire à durée illimitée, assimilable à de l’esclavage.

* Nevsun Resources appartient, depuis l'an dernier, à la compagnie chinoise Zijing Mining Group.


Quand on parle de minières canadiennes, il faut savoir qu’elles n’ont de canadien que le siège social et qu’elles appartiennent à des fonds étrangers.

Une minière canadienne poursuit la Colombie

Cosigo Resources réclame 22 milliards de dollars, car elle ne peut pas exploiter de l’or sur un territoire autochtone.

Anne Panasuk
Enquête / ICI Radio-Canada, 27 février 2020

Une minière canadienne est au centre d’une dispute qui pourrait coûter cher à la Colombie. La compagnie Cosigo Resources poursuit le gouvernement pour avoir créé un parc national sur un territoire autochtone qu’elle souhaitait exploiter.
   Les Macunas, un peuple de chasseurs-cueilleurs qui se sédentarise peu à peu, vivent le long du fleuve Apaporis, au coeur de l’Amazonie colombienne. C’est sur ce territoire que la minière Cosigo a obtenu une concession d’or, au grand dam des Autochtones qui craignent l’exploitation minière sur des sites sacrés. (...)
   Les chefs de la région se sont unis pour refuser l’exploitation de l’or sur leur territoire.
En 2009, le gouvernement colombien a finalement cédé à la pression populaire et créé un parc national pour protéger le territoire, écartant du même souffle la minière canadienne.
   Mais Cosigo n’avait pas dit son dernier mot : elle a financé un groupe pour s’opposer à la création du parc. La minière fait d’ailleurs présentement l’objet d’une enquête pour ingérence illégale lors d’un processus de consultation.
   Cosigo admet avoir financé l’opposition au parc national, mais soutient que c’était légal.
   Cette affaire s’est rendue jusqu’à la Cour suprême de Colombie. En 2015, le plus haut tribunal du pays a maintenu la création du parc.
   La compagnie réclame maintenant 22 milliards de dollars en dédommagement à la Colombie, même si elle n’a pas sorti une seule pépite d’or de terre. «Cela représente les profits que Cosigo aurait pu réaliser», explique le directeur des opérations de la minière canadienne, Andy Rendle.   
   La réclamation sera entendue devant un tribunal d’arbitrage international.

Les tribunaux d’arbitrage

Nombreux dans le monde, les tribunaux d’arbitrage internationaux entendent les entreprises qui s’estiment lésées par des décisions gouvernementales. (...)
   Les entreprises peuvent poursuivre un pays devant ces tribunaux, mais pas l’inverse.
   Parmi les pays développés, le Canada est le plus poursuivi, surtout par des compagnies des États-Unis. L’Américaine Lone Pine Resources poursuit notamment le Canada pour 320 millions de dollars depuis que le Québec a limité l’exploitation du gaz sous le fleuve Saint-Laurent.

Le Canada, paradis des minières

Même si elle ne possède pas de mines au Canada, la compagnie Cosigo Resources a une adresse postale en Colombie-Britannique, qui fait office de siège social. Elle est aussi enregistrée à la Bourse de Vancouver.
   Elle est donc officiellement canadienne, même si son PDG vit aux États-Unis et que son actionnaire majoritaire est américain.
   Les minières sont attirées par le Canada en raison du taux d’imposition plus faible que dans la plupart des pays développés. Depuis le gouvernement de Stephen Harper, les ambassades ont aussi pour mission d’aider les minières canadiennes à l’étranger.
   Plus de 1000 entreprises minières sont inscrites aux bourses de Toronto et de Vancouver, même si la grande majorité d’entre elles n’opèrent qu’à l’étranger.

Minières canadiennes : les nouveaux conquistadors

Le comportement de certaines minières canadiennes à l’étranger ternit la réputation du Canada. Une équipe d’Enquête s’est rendue au Mexique et en Colombie pour constater les conflits qui opposent des compagnies minières aux communautés et aux gouvernements.

Reportage sur ICI TÉLÉ 


Cheap labour, travail forcé, esclavage

Banksy : titre Rickshaw (huile sur toile 2011). L'esclavage moderne et l'asservissement des enfants du tiers monde par les touristes occidentaux. Deux touristes corpulents, symbolisant l'opulence et l'égocentrisme, tirés en pousse-pousse par un enfant esclave.

La traite des personnes et la lutte contre l’esclavage dans le monde moderne

Bien que l’esclavage soit interdit dans tous les pays du monde depuis 1926, il n’en demeure pas moins que des nations, des réseaux criminels et même des particuliers continuent d’asservir sans vergogne des membres de la population, souvent les plus pauvres. Bien qu’il revête une forme différente de la traite des Noirs, l’esclavage contemporain se poursuit devant le regard détourné des gouvernements.
   En effet, selon l’Organisation internationale du travail (OIT), 40 millions de personnes seraient victimes de cette horreur ou de son dérivé : la traite des personnes.
   Qu’il soit question de prostitution involontaire, de servitude pour dettes, du travail forcé ou de celui des enfants, d’immigration marchandée en échange de l’abnégation de droits fondamentaux, de privation de libertés ou de confiscation de papiers d’identité, encore beaucoup trop de personnes, et en grande majorité des femmes, se voient offerts en pâture au mercantilisme éhonté de certains.
   Malgré les traités internationaux entérinés par les divers États, la traite des personnes n’a pas disparu et sévit encore dans plusieurs régions du monde, Occident inclus. Dans le contexte d’une mondialisation des échanges, le phénomène explose et prend une ampleur nouvelle.
   Les populations les plus pauvres en sont les premières victimes, et il s’avère d’autant plus difficile de le combattre que les pratiques abusives adoptent souvent des formes sournoises.
   Il faudrait reconnaître la responsabilité collective des pays riches, faire amende honorable et considérer la requête africaine concernant l’annulation de sa dette en réparation de l’esclavage.
   Une chose est certaine : des efforts musclés devront être déployés afin de bannir, partout sur le globe et une fois pour toutes, les violations des droits fondamentaux de tout être humain.

Source : Les Productions Vic Pelletier inc.

Organisation internationale du travail (OIT)

25 millions de personnes victimes du travail forcé.
150 milliards de dollars de profits illégaux.

NOUS POUVONS CHANGER L'HISTOIRE
Le Protocole de l’Organisation internationale du Travail sur le travail forcé peut redonner l’espoir et la liberté aux millions de personnes victimes de l’esclavage moderne.

Mais le traité international pour éradiquer l’esclavage moderne doit d’abord être ratifié par les différents pays du monde.

VICTIMES DU TRAVAIL FORCÉ PAR TYPE

Travail forcé imposé par l’État : 2 200 00 (10 %)
Travail forcé aux fins d’exploitation sexuelle : 4 500 000 (22 %)
Travail forcé aux fins d’exploitation de la main-d’œuvre : 14 200 000 (68 %)

22 février 2020

Quand le rebelle intérieur l’emporte

«Bravo à tous les rebelles qui préfèrent l'art et la vérité plutôt que de se soumettre au conformisme.» ~ Scott Stabile

Tableau : Fabrice Tky Burdese (sans titre)

«Je regarde autour de moi et je vois tellement de peur, des gens de plus en plus à l'aise avec leur haine, plus à l'aise avec la méchanceté, plus unis dans la séparation. Et je pense, NON. Pas moi. Je ne me perdrai pas dans ce monde de peur. Je ne jouerai pas avec les tyrans. Je continuerai à être courageux et bienveillant. Je parlerai pour la véritable unité. Et quoi qu'il arrive, je ne cesserai pas d'aimer.» ~ Scott Stabile

Le rebelle est par essence maître de son destin, non pas parce qu’il se bat contre quelqu’un ou quelque chose, mais parce qu’il a rompu les chaînes des opinions et des conditionnements sociaux répressifs, qu’il a découvert sa véritable nature et est déterminé à vivre en accord avec celle-ci. Les conformistes ont peur des gens qui refusent de porter un carcan tandis que l’étau social se resserre de plus en plus, notamment au nom de la sécurité. 

Accepterons-nous l'insertion de puces électroniques dans notre corps, pour la commodité

Des humains contrôlent les cerveaux de rats

Une interface sans fil qui permet de connecter les cerveaux de rats à ceux d’humains a permis à ces derniers de contrôler les mouvements des rongeurs.
   De microélectrodes ont été implantées sur les rats, tandis que les humains portaient un casque à électrodes. 
   Dans un premier temps, les bio-ingénieurs chinois à l’origine de cette percée ont d’abord permis aux rongeurs de s’habituer à leur système.
   Puis les instructions de mouvement émises par les humains ont été transmises aux rongeurs à l’aide de légères stimulations électriques.
   Les humains ont ensuite réussi à les diriger dans un labyrinthe qui prenait la forme d’une étoile à huit branches. Dans une dizaine de tests, les rats ont effectué les commandes humaines avec un taux de réussite de 98 %.
   Cette expérience montre qu’il est possible de transmettre de l’information entre les cerveaux d’individus de deux espèces. Elle ouvre aussi la porte à une expérience semblable entre les cerveaux de deux humains.  

Alain Labelle
ICI Radio-Canada Info Science 

Quelle que soit la tournure de la crise planétaire

«La planète a connu bien pire que nous, les humains. Elle est passée à travers toutes sortes de choses. À travers des tremblements de terre, des volcans, des décalages tectoniques, des dérives de continents, des flamboiements solaires, des taches solaires, des orages magnétiques, l'inversion magnétique des pôles... des centaines de milliers d'années de bombardement par des comètes, des astéroïdes et des météores, des inondations planétaires, des tsunamis, des feux planétaires, des érosions, des rayons cosmiques, des périodes glaciaires récurrentes... La planète... la planète... la planète ne partira pas. NOUS PARTONS! La planète sera là longtemps, longtemps, LONGTEMPS après que nous serons partis; et elle se guérira, elle se nettoiera.»
~ George Carlin

14 février 2020

Au-delà des clichés de la fête de l’amour

Besoin de réconfort, de loyauté, dans une relation? Adoptez un chien!
Tous les chiens sont des thérapeutes...

«Les seules créatures suffisamment évoluées pour transmettre de l’amour pur sont les chiens et les bébés.»

Avec tout ce qu’on voit en matière de désastres et de souffrance sur la planète, on finit par se désensibiliser malgré nous, sinon on pleurerait tout le temps. Mais parfois j’ai besoin de pleurer pour libérer le trop-plein d’émotions; alors je regarde Hachi, A Dog’s Tale – ça fonctionne à tout coup.
   Tina Williamson disait du film : «C’est une histoire vraie qui illustre la loyauté, la fidélité, dans sa forme la plus rare. Dans ce film, Parker Wilson (Richard Gere) adopte un chiot abandonné avec qui il développe une relation profonde. Ce n'est pas un film sentimental, c’est l’expression d’un puissant sentiment venant du cœur.»

Version française :

«Hachiko» est devenu un symbole de loyauté au Japon. 


Comme nous aimerions qu’un tel sentiment se manifeste plus souvent entre humains. Mais c’est rarissime puisque la plupart du temps nous aimons avec des «conditions». En particulier dans les relations de couple qui, une fois le rush d’attraction initial disparu, finissent par s’effriter en raison des multiples attentes irréalistes.

La fin des mots
Nashmia Noormohamed, 2016

Il arrive qu’un couple sombre, comme un bateau pris dans la tourmente, que l’orage soit si violent que le navire malmené, prenne l’eau, que les voiles tendues, que l’équipage aurait omis de régler, se détachent et que la coque se brise.

La passion des premiers jours passée, la réalité nouvelle de la vie à deux, la possession de l’autre, le don de soi, les mots doux qui cimentent cette idylle rêvée, le nid d’amour se construit, peu à peu, brin par brin.

Il arrive que la source se tarisse, que le flot, un temps puissant et généreux, faiblisse, que le lit de la rivière s’assèche et laisse pousser de nouvelles espèces, faute d’eau; que ces deux forces, un temps complémentaires, s’ignorent longtemps.

L’amour se transforme, au gré de la vie et de ses changements, il se teinte de mille nouvelles couleurs, il se renouvelle face aux obstacles, il grandit à l’ombre des arbres centenaires; à l’abri, il s’exprime et se renforce.

Il arrive que les mots se perdent, que le couple en soit réduit à parler de toutes les tracasseries des jours monotones, en s’y limitant, faute de temps; au lieu de trouver les mots justes pour s’aimer et se respecter au quotidien, il se chamaille, se querelle et se perd.

On en vient à cette saison qu’on nomme la fin des mots, cette saison où le verbe est limité à des ordres, des injonctions, des instructions, des reproches.

Qu’en est-il de la poésie, des mots pleins de tendresse et de désir, des messages pleins de bienveillance? Qu’en est-il du langage du coeur, cette langue sans mots, qui s’exprime par des regards complices, des sourires admiratifs et des tendres caresses? Quelle saison succède à la fin des mots?


~~~
Ne regardez pas en arrière, vous n'allez pas par là.
~~~

Change
Kamal Zerdoumi, 2019

Pour être la vie et la mort
pour rire des coups du sort
pour être les quatre saisons
pour être sans rime
ni raison
change

Pour ne ressembler à personne
pour être le cosmos
dans un atome
pour être la femme et l’homme
change

Pour rendre envieuses les statues
pour narguer le temps
qui te tue
pour aimer ce qui s’écoule
pour être cette pierre
qui sans cesse roule
change


Après des relations décevantes, on peut vouloir se protéger. Fermons le parapluie, car l’amitié et l’amour peuvent se manifester de façon inattendue. 

 

12 février 2020

Bye-bye Bretécher!

La dessinatrice française de BD Claire Bretécher, auteure notamment des Frustrés et d’Agrippine, est décédée lundi (10 février) à l’âge de 79 ans.

Zut de zut, c’est jeune. Elle m’a tellement fait rire... et réfléchir.


Extrait de la dernière page de la BD Agrippine et l’ancêtre :

– Jeune garçon : Bonjour Zonzon (l’ancêtre), c’est moi Marcel... tu me reconnais?
– Zonzon : Naturellement, je ne suis pas gaga... tu es le petit Félix. Ça fait plaisir de voir quelqu’un qui n’est pas de la famille... moi la famille ça me traumatise comme ils disent. Remarque je tiens à mes traumatismes comme à la prunelle de mes yeux, pas toi Joël?
– Marcel : Si. C’est quoi?
– Zonzon : Mais quand même, toutes ces émotions m’ont fatiguée. Ah c’est que je n’ai plus 80 ans!
– Marcel : Ah?
– Zonzon : Sais-tu ce que je vais faire après un petit repos Célestin?
– Marcel : Non.
– Zonzon : Je vais enfin faire réparer mon ordinateur et acheter un logiciel pour apprendre le japonais.
– Marcel : Eua...
– Zonzon : Ce sera l’fun.
– Marcel : Oui. Pourquoi veux-tu apprendre le japonais Zonzon?
– Zonzon : Voyons Léon, parce que plus tard il sera trop tard.

~~~

La Saint-Valentin, c’est pour tous! 

 



6 février 2020

Le parfum : un cadeau empoisonné?

La semaine dernière j’ai ébauché un article pour la Saint-Valentin centré sur la nocivité des parfums et fragrances synthétiques.

Grâce au fabuleux hasard, j’ai entendu une interview au sujet d’un documentaire intitulé «Prison sans barreaux, Chroniques de l’hypersensibilité environnementale», réalisé par Nicole Giguère et Isabelle Hayeur.
(En salles vendredi le 7 février 2020 – Cinéma du Parc, Cinéma Le Clap – entres autres)  

Affiche : Linda / Productions Triangle

Résumé

Nos maisons et nos villes sont de plus en plus saturées de produits chimiques. Les champs électromagnétiques sont omniprésents dans notre environnement. Les effets à long terme de ces expositions massives n’ont jamais été mesurés. Des personnes de plus en plus nombreuses n’arrivent plus à se défendre contre la multitude des petits assauts que nous vivons à chaque instant. Elles ont contracté une maladie en émergence dans nos sociétés industrialisées appelée «Hypersensibilité environnementale ». Au Québec, cette pathologie n’est pas encore officiellement reconnue par notre système de santé, alors qu’elle l’est depuis plusieurs années dans d’autres provinces canadiennes et dans plusieurs pays. Rien n’est mis en place chez  nous pour diagnostiquer et soigner les personnes atteintes, ni pour prévenir cette  condition pouvant devenir très handicapante.
   Avec une caméra de proximité scrutant leur vie quotidienne, nous ferons la connaissance de cinq personnages. Isabelle quitte Montréal où les parfums, le smog et les assouplisseurs dans les sécheuses des voisins la rendent de plus en plus malade. On la suivra lors de son déménagement dans une petite maison en forêt. Kathya a grandi sur la base militaire de Val-Cartier où elle a été exposée en permanence aux radars. Elle est aujourd’hui sévèrement intolérante aux ondes électromagnétiques, et ne peut pratiquement plus sortir de sa petite maison blindée. Jean-François est devenu hypersensible aux produits chimiques au contact des vernis dans son atelier de luthier. Sa maladie s’est récemment étendue aux ondes électromagnétiques. C’est une nouvelle adaptation pour sa conjointe et lui car, pour qu’il aille mieux, le couple devra faire plusieurs modifications dans leur maison. À bout de ressources, Sylvain a vécu dans la rue pendant deux ans à Montréal. Cet été, il a installé sa tente sur le terrain d’un ami dans les Laurentides, mais le lieu n’est pas idéal, il se sent isolé et l’hiver s’en vient. Jayden a 10 ans, il souffre de nombreux symptômes quand le wifi est utilisé. Les commissions scolaires ne tiennent pas encore compte du nombre grandissant d’enfants affectés par l’omniprésence du wifi dans les écoles.
   Un peu partout à travers le monde, des professionnels de la santé et des chercheurs se penchent sérieusement sur ces nouvelles pathologies. Quelques-uns d’entre eux feront le point sur les connaissances actuelles entourant ces types de maladies de notre époque que la médecine moderne ne parvient pas à expliquer ni à guérir : Dr Dominique Belpomme, cancérologue, chercheur et professeur à Paris; Lise Parent, écotoxicologue et enseignante en santé environnementale à l’UQAM; Dre Jennifer Armstrong de la Clinique environnementale d’Ottawa; Dr Barry Breger, qui pratique la médecine intégrative à Montréal; Dr Paul Héroux, professeur de toxicologie à l’Université McGill et spécialiste des effets des ondes électromagnétiques sur la santé. En abordant les nombreux facteurs environnementaux qui nous affectent tous, ils  ouvriront une porte sur des problématiques plus larges impliquant des questionnements sur nos politiques de santé publique, sur les pressions commerciales et économiques qui régissent nos gouvernements et notre vie sociale.
   Les personnages de notre film sont des allumeurs de réverbères qui, comme les canaris dans les mines, nous envoient un signal d’alarme que nous ne pouvons plus nous permettre d’ignorer.



 Voici mon ébauche d’article sur le parfum.  

Il est courant d’offrir du parfum en cadeau, notamment à l’occasion de la Saint-Valentin ou d’un anniversaire de naissance. Mais, ce n’est peut-être pas une bonne idée...

Nous vivons dans un environnement extrêmement toxique et nauséabond. C’est sans doute la raison pour laquelle nous essayons de couvrir les odeurs à l’aide de parfums synthétiques. Or ce camouflage ne sert qu’à nous empoisonner davantage.

Puisque je suis membre d’un club de lecture, je devais lire un ouvrage, emprunté à la bibliothèque. Horreur! Le seul exemplaire disponible sentait le parfum à donner la nausée. Je l’ai tenu à distance sur un lutrin et lu à toute vitesse car l’odeur me collait au nez et imprégnait mes doigts. Très agressant. On aurait dit que chaque page avait été fumigée ou aspergée d’une quelconque fragrance chimique comme celles des prétendus purificateurs d’air que les gens branchent ou vaporisent dans leur maison ou leur voiture.
   Oh la terrible la dictature des parfums, notamment dans les lieux publics. En particulier dans les salles de concert ou de cinéma où nous sommes stationnaires : le mélange est toujours désagréable. En outre, les gens dont le sens de l’odorat est émoussé (femmes ou hommes) ont tendance à s’asperger à outrance – on est loin de la touche discrète.
   Les ingrédients synthétiques et toxiques des parfums et des eaux de Cologne peuvent causer des problèmes la santé. Il y a plusieurs années, des allergies cutanées récurrentes sont apparues. Je cru que c’était peut-être causé par les tissus ou le savon à lessive. J’ai acheté du savon bio non parfumé, mais les démangeaisons continuaient. Alors, j’ai eu un déclic : j’ai banni les assouplisseurs de tissus de la sécheuse. Le problème a disparu complètement. En bonus, ça réduisait ma contribution aux déchets polluants!

Quelques informations utiles  
Source : Michelle Schoffro Cook, naturopathe et nutritionniste / Care2; mai 2019

Avant de tenter votre chance avec Chanel Chance ou Amazing Grace (le parfum), vous devriez peut-être y repenser à deux fois avant de vous vaporiser ou de vaporiser vos vêtements. En effet, la plupart des parfums sont fabriqués à partir d'ingrédients toxiques et synthétiques qui peuvent nuire à votre santé. Les humains ont porté des huiles essentielles à base d'herbes, de fleurs et d'autres substances naturelles pendant des milliers d'années, mais au cours des dernières décennies, les fabricants de parfums se sont tournés vers des ingrédients moins chers et de plus en plus toxiques, auxquels on peut lier une série de problèmes de santé. Les parfums synthétiques ajoutés aux détergents à lessive, aux assouplisseurs de tissus, aux assainisseurs d'air et aux bougies parfumées, contiennent plusieurs des mêmes ingrédients désagréables et nocifs pour la santé.

À quoi vous attendre si vous abandonnez le parfum?

Vous serez étonné de constater à quel point vous vous sentez mieux. Cela ne se produira peut-être pas du jour au lendemain, car il faut parfois du temps au corps pour éliminer les substances toxiques accumulées par l’usage d’eaux de Cologne et de parfums. Alors, soyez patient. La plupart des gens remarquent des améliorations dans le mois qui suit l'élimination.
   Je peux personnellement attester que j'ai ressenti la plupart des bienfaits suivants pour la santé et que mon odorat s'est considérablement amélioré. Mon conjoint dit à la blague que j'ai l'odorat d'un limier, avec une capacité de sentir des choses qui semblent passer inaperçues à la plupart des gens. J'ai également remarqué que mon humeur s'est améliorée de façon significative. Il y a quelques années, j’avais observé qu'après avoir déambulé parmi les comptoirs de parfums des grands magasins, je me sentais épuisée et déprimée. Quand j'ai complètement cessé d'utiliser des parfums, j'ai constaté une amélioration de mon énergie et une diminution du subtil sentiment de dépression.
   La plupart de mes clients ont été surpris de constater à quel point ils se sentaient mieux après avoir éliminé les parfums, les eaux de Cologne et autres produits parfumés de leur vie quotidienne. Et, plusieurs d'entre eux ont rapporté qu’après avoir cessé d'utiliser leur parfum préféré pendant un certain temps et l’avoir senti à nouveau, ils ne pouvaient pas croire qu'ils l'avaient déjà aimé.


Les avantages d’éliminer les parfums

Voici quelques-uns des nombreux avantages pour la santé de la purge des parfums, selon les informations tirées des fiches de données de sécurité de l'industrie chimique et les conclusions du groupe de travail environnemental concernant les produits chimiques les plus courants que l'on trouve dans les parfums les plus populaires.  

Meilleure respiration : Le benzaldéhyde, l'éthanol, l'acétate de benzyle, d'éthyle (solvant) et de linalyle, que l'on trouve couramment dans la plupart des parfums, ont tous été liés à des irritations et des problèmes respiratoires.

Moins de maux de tête : Des produits chimiques comme l'alcool benzylique et le chlorure de méthylène sont reconnus pour causer des maux de tête.

Amélioration de l'humeur : Il est prouvé que le chlorure de méthylène cause de l'irritabilité.

Amélioration de la coordination musculaire : L'alcool benzylique et l'éthanol sont reconnus pour causer des contractions musculaires et un manque de coordination.

Amélioration de l'odorat : La plupart de mes clients rapportent une amélioration de leur odorat après avoir éliminé les parfums. Bien que je n'aie pas lu les recherches à ce sujet, je crois qu'une ou plusieurs substances chimiques contenues dans les parfums altèrent en fait l'odorat.

Moins de douleur : De nombreux produits chimiques contenus dans les parfums sont liés à la douleur. L'aldéhyde benzylique est lié à la douleur abdominale tandis que l'alcool benzylique et le chlorure de méthylène sont liés aux maux de tête lancinants.

Moins du risque de dommages aux reins ou au foie : L'acétate d'éthyle a été lié à des dommages aux reins et au foie.

Réduction de l'incidence de la dépression ou de l'anxiété : L'éthanol et l’acétate de linalyle sont connus pour perturber le système nerveux central, ce qui peut être lié à des sentiments de dépression ou d'anxiété.

Réduction du risque de maladies du cerveau : L'acétone et l'alcool benzylique sont liés à des perturbations du système nerveux central. Certains parfums chimiques ont été liés au trouble déficitaire de l'attention (TDA), à la maladie d'Alzheimer, à la démence, à la sclérose en plaques et à la maladie de Parkinson.

Réduction du risque de cancer : De nombreux parfums contiennent plusieurs ingrédients cancérigènes, notamment : l'acétate de benzyle, le limonène et le chlorure de méthylène. L'acétate de benzyle a été associé à l'une des formes les plus mortelles de cancer : le cancer du pancréas.

Problèmes de santé, produits et ingrédients toxiques
Source : CCHST, Centre canadien d’hygiène et de sécurité au travail

Que veut-on dire par produit sans parfum?

De façon générale, nous employons le terme «parfum» pour décrire l'odeur ou la senteur des substances chimiques et des ingrédients contenus dans les cosmétiques, tels que les parfums, les produits de maquillage, les shampoings, les déodorants et autres, ou encore des produits tels que les désodorisants d'ambiance, les produits de nettoyage, etc.
   Malheureusement, il n'existe pas de définition exacte des qualificatifs «sans parfum», «non parfumé» ou «inodore». Les produits portant la mention «non parfumé» peuvent en fait contenir des ingrédients qui sont utilisés pour masquer ou cacher l'odeur d'autres ingrédients. Toutefois certains énoncés sur la composition des produits sont requis, y compris :
   Odeur ou fragrance
   Si la formulation d'un produit a été révisée afin d'ajouter ou de modifier une fragrance, des termes comme «parfum frais», «parfum floral» ou «parfum de citron» peuvent être ajoutés par l'envoi d'un avis afin de décrire l'odeur qui en résulte. Les termes «non parfumé» ou «sans parfum» peuvent être ajoutés à l'étiquette par l'envoi d'un avis si le produit est inodore ou presque inodore et ne contient aucune substance qui couvre les odeurs, comme du parfum. Les termes «déparfumé» ou «parfum masqué» peuvent être ajoutés si le produit contient un ingrédient masquant les odeurs.

Les parfums peuvent-ils causer des problèmes de santé?

Les personnes chez qui l'exposition aux substances chimiques ou aux ingrédients contenus dans les produits parfumés nuit à la santé disent généralement présenter certains ou l'ensemble des symptômes suivants :
– maux de tête
– étourdissements
– nausées
– fatigue
– faiblesse
– insomnie
– engourdissement
– symptômes touchant les voies respiratoires supérieures
– essoufflement
– irritation cutanée
– malaises
– confusion
– problèmes de concentration

La sévérité des symptômes varie. Certaines personnes signalent une irritation légère, tandis que d'autres disent être invalidés et/ou devoir renoncer à de nombreuses activités «normales» pour éviter d'être exposées à des parfums (par exemple, aller dans des endroits publics). Certains patients en viennent à déclarer des sentiments de dépression et d'anxiété.
   L'exposition, même en très petites quantités, aux substances chimiques et aux ingrédients contenus dans les produits parfumés peut également aggraver l'état de santé de certains patients, notamment ceux qui présentent des allergies, de l'asthme ou un autre problème de santé (p. ex. mastocytose). En pareil cas, les effets sur la santé peuvent être graves.

Quels types de produits contiennent des parfums?

Les substances chimiques ou les ingrédients utilisés pour ajouter un parfum sont présents dans une vaste gamme de produits, dont les suivants (ces listes ne sont pas exhaustives et d'autres produits peuvent également provoquer des réactions) :
– shampoings et revitalisants
– fixatifs
– désodorisants
– eaux de Cologne et lotions après rasage
– parfums
– lotions et crèmes
– pots-pourris
– produits chimiques industriels et ménagers
– savons, détergents, assouplisseurs
– produits cosmétiques
– assainisseurs d'air et désodorisants
– huiles
– chandelles
– couches pour bébés
– certains types de sacs à ordures

   Des réactions à d'autres éléments ont également été signalées :
– composés organiques volatils (essence, colles, peintures, solvants, produits de nettoyage, etc.)
– gaz d'échappement de véhicules
– pesticides
– pollen, moisissures


Les toxiques les plus courants dans les parfums d’intérieur
Source : consoGlobe


Les parfums d’intérieur contiennent notamment du formaldéhyde utilisé comme conservateur et désinfectant mais qui a la réputation d’être cancérigène.
– le formaldéhyde, on s’en sert fréquemment (mais pas systématiquement) dans les produits d’entretien ménagers comme bactéricide, mais c’est surtout un produit de réaction qui apparaît quand certains éléments du détergent sont mis en contacts avec l’air.
– c’est le cas avec le limonène, un composant chimique souvent utilisé dans les parfums pour son odeur d’agrume mais considéré comme irritant. Quand le limonène entre en réaction avec l’ozone de l’air, il se forme du formaldéhyde. Or cette substance ne nettoie pas du tout, elle serti juste à «sentir le propre». On pourrait s’en passer.
   On trouve aussi :
– du benzène et du naphtalène qui sont cancérogènes. 
– de l’acroléine qui est une substance très dangereuse pour le système respiratoire, si dangereux qu’il fut utilisé pendant la première guerre mondiale comme arme chimique sous forme de gaz de combat. 
– les muscs synthétiques qui sont des substances odorantes à risque, provoquant des allergies et modifications du système endocrinien.  

Une étude de 2007, de la Natural Resources Defense Council montrait déjà que 12 des 14 marques de désodorisants analysées contiennent des phtalates.
   Mais en fait la liste des substances à éviter présentes dans les parfums d’intérieur est bien plus longue : lyral, géraniol, acétone, hydroxycitronellal, eugénol, butane, etc.
   À titre d’exemple, l’Environmental Working Group, une ONG américaine experte en produits toxiques a récemment relevé 89 substances chimiques dans le désodorisant Febreze [pensez aux pauvres animaux de compagnie!] incluant des perturbateurs endocriniens et des substances cancérigènes avérées : du benzène, l’un des COV les plus dangereux, un hydrocarbure aromatique cancérigène dont le lien avec les leucémies et les lymphomes a été établi; du chloroforme, un solvant toxique soupçonné d’être cancérigène; du phtalates de dibutyle, ou DBP, considéré comme cancérigène, mutagène ou toxique pour la reproduction; du formaldéhyde, un polluant très présent dans nos maisons alors qu’il est irritant et considéré par l’OMS comme une substance cancérigène certaine.

Même les produits dits «verts» contiennent en moyenne 8 contaminants, contre 38 pour les désodorisants standards. La liste complète des 89 substances toxiques est disponible sur www.ewg.org

Évitez les encens

Les plus dangereux des parfums d’intérieur sont les encens parce qu’ils ne génèrent qu’une combustion partielle, contrairement aux bougies qui, elles, ont une combustion complète.
   La combustion incomplète de l’encens crée des substances tout à fait indésirables sans les détruire tout à fait comme le fait la cigarette. L’encens est si néfaste qu’il est même dangereux de n’en respirer qu’une fois par mois!
   Les encens les plus polluants sont ceux qui contiennent plus de 2 microgrammes de benzène par m3 et ils devaient être interdits.

Le problème de la taille

C’est la petite taille des particules qui pose problème car avec 0,001 millimètre de diamètre, ces particules toxiques appelées nanoparticules traversent les éventuels filtrent et pénètrent au plus profond des poumons où elles vont s’accumuler et ... y rester!