Il paraît que
depuis l’éclosion du COVID-19, le roman d’Albert Camus, La Peste (1947),
connaît un important regain de popularité :
«Le roman qui
dépeint l'arrivée d'une épidémie contraignant les habitants à rester cloîtrer
chez eux, connaît une forte hausse des ventes depuis quelques semaines. Sur nos
télés, sur nos ondes, et dans nos journaux, dans nos comportements sociaux… il
est absolument partout. Et même dans notre consommation de culture.»
(Les Inrockuptibles)
En 2020 : même problème, mais mondial plutôt que régional.
Citations tirées du roman.
Ah! Si c'était
un tremblement de terre! Une bonne secousse et on n'en parle plus... on compte
les morts, les vivants, et le tour est joué. Mais cette cochonnerie de maladie!
Même ceux qui
ne l'ont pas la portent dans leur coeur.
La seule
façon de mettre les gens ensemble, c'est encore de leur envoyer la peste.
Le fléau
n'est pas à la mesure de l'homme, on se dit donc que le fléau est irréel, c'est
un mauvais rêve qui va passer.
Chez les uns,
la peste avait enraciné un scepticisme profond dont ils ne pouvaient se
débarrasser.
Les fléaux,
en effet, sont une chose commune, mais on croit difficilement aux fléaux
lorsqu'ils vous tombent sur la tête.
En même temps
que les secours envoyés par air et par route, tous les soirs, sur les ondes ou
dans la presse, des commentaires apitoyés ou admiratifs s'abattaient sur la
cité.
Des
imprimeurs de la ville virent très vite le parti qu'ils pouvaient tirer de cet
engouement et diffusèrent à de nombreux exemplaires les textes qui circulaient.
Les mesures
n'étaient pas draconiennes et l'on semblait avoir beaucoup sacrifié au désir de
ne pas inquiéter l'opinion publique.
Beaucoup de
gens réduits à l'inaction par la fermeture des magasins ou de certains bureaux
emplissaient les rues et les cafés. Pour le moment, ils n'étaient pas encore en
chômage, mais en congé.
Les foyers
d'infection sont en extension croissante. À l'allure où la maladie se répand,
si elle n'est pas stoppée, elle risque de tuer la moitié de la ville avant deux
mois.
Si l'épidémie
s'étend, la morale s'élargira aussi.
On avait
consigné des quartiers entiers pendant vingt-quatre heures afin de procéder à
des vérifications domiciliaires.
La situation
était grave, mais qu'est-ce que cela prouvait? Cela prouvait qu'il fallait des
mesures encore plus exceptionnelles.
Écoutez, dit
celui-ci, il faut l'isoler et tenter un traitement d'exception.
Tout d'abord,
le préfet prit des mesures concernant la circulation des véhicules et le
ravitaillement.
Il était au
courant des moindres détails du système d'évacuation immédiate qu'il avait
organisé pour ceux qui montraient subitement des signes de la maladie.
Diagnostiquer
la fièvre épidémique revenait à faire enlever rapidement le malade.
Ces salles
étaient d'ailleurs équipées pour soigner les malades dans le minimum de temps
et avec le maximum de chances de guérison.
Les malades
mouraient loin de leur famille et on avait interdit les veillées rituelles, si
bien que celui qui était mort dans la soirée passait sa nuit tout seul.
Hâtivement,
les corps étaient jetés dans les fosses. Ils n'avaient pas fini de basculer que
les pelletées de chaux s'écrasaient sur leurs visages et la terre les
recouvrait de façon anonyme.
Un arrêté
préfectoral expropria les occupants des concessions à perpétuité et l'on
achemina vers le four crématoire tous les restes exhumés.
La presse, si
bavarde dans l'affaire des rats, ne parlait plus de rien. C'est que les rats
meurent dans la rue et les hommes dans leur chambre. Et les journaux ne
s'occupent que de la rue.
Tout le monde
était d'accord pour penser que les commodités de la vie passée ne se
retrouveraient pas d'un coup et qu'il était plus facile de détruire que de
reconstruire.
Alors que le
prix de toutes choses montait irrésistiblement, on n'avait jamais tant gaspillé
d'argent, et quand le nécessaire manquait à la plupart, on n'avait jamais mieux
dissipé le superflu.
L'habitude du
désespoir est pire que le désespoir lui-même.
Le mal qui
est dans le monde vient presque toujours de l'ignorance, et la bonne volonté
peut faire autant de dégâts que la méchanceté, si elle n'est pas éclairée.
C'est au
moment du malheur qu'on s'habitue à la vérité, c'est-à-dire au silence.
Épilogue :
À l'aube d'une
belle matinée de février, les portes de la ville s'ouvrent enfin. Les
habitants, libérés savourent mais ils n'oublient pas cette épreuve «qui les a
confrontés à l'absurdité de leur existence et à la précarité de la condition
humaine». Le narrateur a voulu relater ces événements avec la plus grande
objectivité possible. Il sait que le virus de la peste peut revenir un jour et
appelle à la vigilance.
Une chanson
de Félix Leclerc à été mise à l’index (bannie) dans une école parce qu’un
parent s’est plaint qu’on l’enseignait à des enfants de 3e année. La
nouvelle censure littéraire a envahi le milieu de l’éducation, et les parents en
profitent pour empiéter sur les compétences des enseignants. Cette chanson n’a
rien de malin, c’est juste une satire sur l’assurance-emploi de l’époque.
Cependant, parmi les cent mille façons de
tuer un homme, il y en a une qui les déclasse toutes (1).
Les 100 000 façons de tuer un homme
Félix Leclerc
Sur les cent
mille façons de tuer quelqu'un
La plus
dangereuse c'est le coup de fusil
La plus
onéreuse c'est le coup de canon
Ça demande
une équipe entraînée au bruit
Y'a toujours
la corde dite pendaison
Pour le noeud
coulant faut avoir le don.
Sûre que la
noyade attire les moroses
Mais pas
garantie parce que l'eau réveille
Y'a le bon
vieux poison mais là faut la dose
Pas assez tu
dors, un peu trop tu veilles.
Le gaz est
plus propre, pas de commentaires
Mais à tout
instant gare au courant d'air
Non je crois
que la façon la plus sûre de tuer un homme
C'est de
l'empêcher de travailler en lui donnant de l'argent.
Le rasoir ma
foi cette saloperie
A ses
fanatiques parce que c'est tranchant
La hache le
couteau et la scie aussi
Mais c'est un
domaine bourré d'accidents
Très peu
efficace est la collision
Ça brise une
face, laisse des lésions
Pour mourir
de soif faut la volonté
Le dégoût de
l'eau, surtout la santé
Non vraiment
j'y tiens la meilleure façon de tuer un homme
C'est de le
payer à ne rien faire.
Entre mourir
d'amour ou bien mourir de rire
La plus
achalandée c'est difficile à dire
Les deux
finissent en spasmes en soubresauts en transes
Mais les deux
sont jeudis
Le rire
toujours comique
Et l'autre
romantique.
La chaise
électrique c'est très indécent
Sauter dans
le vide pas toujours prudent
Étrangler
quelqu'un c'est perdre ses sens
Le trancher
c'est pire c'est les sans dessus dessous.
Non vraiment
je reviens aux sentiments premiers
L'infaillible
façon de tuer un homme
C'est de le
payer pour être chômeur
Et puis c'est
gai dans une ville ça fait des morts qui marchent.
(1) Il existe
une ultime façon de tuer un homme : c’est de le faire travailler très dur
pour un salaire de famine, voire, sans salaire.
Travail forcé en Érythrée : une
minière canadienne pourra être poursuivie au Canada
Timothé
Matte-Bergeron
ICI
Colombie-Britannique-Yukon / 28 février 2020
Une poursuite
intentée contre une compagnie minière canadienne pour violation des droits de
la personne pourra être entendue en Colombie-Britannique, même si les actes
allégués ont eu lieu en Érythrée, a tranché la Cour suprême du Canada.
Vendredi, les juges du plus haut tribunal du
pays ont débouté l’entreprise Nevsun Resources*, établie à Vancouver, qui
plaidait que les cours canadiennes n’ont pas compétence pour entendre le
recours civil intenté par trois réfugiés érythréens.
Ces derniers affirment qu'ils ont été forcés au travail, battus et
torturés alors qu’ils travaillaient dans la mine Bisha, en Érythrée, dont la
majorité des parts sont détenues par Nevsun Resources.
Aucune de ces allégations n’a été prouvée en
cour. La compagnie minière nie avoir
recouru à des conscrits de l’armée érythréenne, dont certains, selon une
enquête des Nations unies, sont enrôlés de force par l’État pour un service
militaire à durée illimitée, assimilable à de l’esclavage.
* Nevsun
Resources appartient, depuis l'an dernier, à la compagnie chinoise Zijing Mining Group.
Quand on
parle de minières canadiennes, il
faut savoir qu’elles n’ont de canadien que le siège social et qu’elles
appartiennent à des fonds étrangers.
Une minière canadienne poursuit la
Colombie
Cosigo Resources réclame 22 milliards
de dollars, car elle ne peut pas exploiter de l’or sur un territoire
autochtone.
Anne Panasuk
Enquête / ICI
Radio-Canada, 27 février 2020
Une minière
canadienne est au centre d’une dispute qui pourrait coûter cher à la Colombie.
La compagnie Cosigo Resources poursuit le gouvernement pour avoir créé un parc
national sur un territoire autochtone qu’elle souhaitait exploiter.
Les Macunas, un peuple de
chasseurs-cueilleurs qui se sédentarise peu à peu, vivent le long du fleuve
Apaporis, au coeur de l’Amazonie colombienne. C’est sur ce territoire que la
minière Cosigo a obtenu une concession d’or, au grand dam des Autochtones qui
craignent l’exploitation minière sur des sites sacrés. (...)
Les chefs de la région se sont unis pour
refuser l’exploitation de l’or sur leur territoire.
En 2009, le
gouvernement colombien a finalement cédé à la pression populaire et créé un
parc national pour protéger le territoire, écartant du même souffle la minière
canadienne.
Mais Cosigo n’avait pas dit son dernier mot
: elle a financé un groupe pour s’opposer à la création du parc. La minière
fait d’ailleurs présentement l’objet d’une enquête pour ingérence illégale lors
d’un processus de consultation.
Cosigo admet avoir financé l’opposition au
parc national, mais soutient que c’était légal.
Cette affaire s’est rendue jusqu’à la Cour
suprême de Colombie. En 2015, le plus haut tribunal du pays a maintenu la
création du parc.
La compagnie réclame maintenant 22 milliards
de dollars en dédommagement à la Colombie, même si elle n’a pas sorti une seule
pépite d’or de terre. «Cela représente les profits que Cosigo aurait pu
réaliser», explique le directeur des opérations de la minière canadienne, Andy
Rendle.
La réclamation sera entendue devant un
tribunal d’arbitrage international.
Les tribunaux d’arbitrage
Nombreux dans
le monde, les tribunaux d’arbitrage internationaux entendent les entreprises
qui s’estiment lésées par des décisions gouvernementales. (...)
Les entreprises peuvent poursuivre un pays
devant ces tribunaux, mais pas l’inverse.
Parmi les pays développés, le Canada est le
plus poursuivi, surtout par des compagnies des États-Unis. L’Américaine Lone
Pine Resources poursuit notamment le Canada pour 320 millions de dollars depuis
que le Québec a limité l’exploitation du gaz sous le fleuve Saint-Laurent.
Le Canada, paradis des minières
Même si elle
ne possède pas de mines au Canada, la compagnie Cosigo Resources a une adresse
postale en Colombie-Britannique, qui fait office de siège social. Elle est
aussi enregistrée à la Bourse de Vancouver.
Elle est donc officiellement canadienne,
même si son PDG vit aux États-Unis et que son actionnaire majoritaire est
américain.
Les minières sont attirées par le Canada en
raison du taux d’imposition plus faible
que dans la plupart des pays développés. Depuis le gouvernement de Stephen
Harper, les ambassades ont aussi pour mission d’aider les minières canadiennes
à l’étranger.
Plus de 1000 entreprises minières sont
inscrites aux bourses de Toronto et de Vancouver, même si la grande majorité
d’entre elles n’opèrent qu’à l’étranger.
Minières canadiennes : les nouveaux
conquistadors
Le
comportement de certaines minières canadiennes à l’étranger ternit la
réputation du Canada. Une équipe d’Enquête s’est rendue au Mexique et en
Colombie pour constater les conflits qui opposent des compagnies minières aux
communautés et aux gouvernements.
Banksy :
titre Rickshaw (huile sur toile 2011). L'esclavage moderne et l'asservissement
des enfants du tiers monde par les touristes occidentaux. Deux touristes corpulents,
symbolisant l'opulence et l'égocentrisme, tirés en pousse-pousse par un
enfant esclave.
La traite des personnes et la lutte
contre l’esclavage dans le monde moderne
Bien que
l’esclavage soit interdit dans tous les pays du monde depuis 1926, il n’en
demeure pas moins que des nations, des réseaux criminels et même des
particuliers continuent d’asservir sans vergogne des membres de la population,
souvent les plus pauvres. Bien qu’il revête une forme différente de la traite
des Noirs, l’esclavage contemporain se poursuit devant le regard détourné des
gouvernements.
En effet, selon l’Organisation internationale
du travail (OIT), 40 millions de personnes seraient victimes de cette horreur
ou de son dérivé : la traite des personnes.
Qu’il soit question de prostitution
involontaire, de servitude pour dettes, du travail forcé ou de celui des
enfants, d’immigration marchandée en échange de l’abnégation de droits
fondamentaux, de privation de libertés ou de confiscation de papiers
d’identité, encore beaucoup trop de personnes, et en grande majorité des
femmes, se voient offerts en pâture au mercantilisme éhonté de certains.
Malgré les traités internationaux entérinés
par les divers États, la traite des personnes n’a pas disparu et sévit encore
dans plusieurs régions du monde, Occident inclus. Dans le contexte d’une
mondialisation des échanges, le phénomène explose et prend une ampleur
nouvelle.
Les populations les plus pauvres en sont les
premières victimes, et il s’avère d’autant plus difficile de le combattre que
les pratiques abusives adoptent souvent des formes sournoises.
Il faudrait reconnaître la responsabilité
collective des pays riches, faire amende honorable et considérer la requête
africaine concernant l’annulation de sa dette en réparation de l’esclavage.
Une chose est certaine : des efforts musclés
devront être déployés afin de bannir, partout sur le globe et une fois pour
toutes, les violations des droits fondamentaux de tout être humain.
25 millions de personnes victimes du
travail forcé.
150 milliards de dollars de profits
illégaux.
NOUS POUVONS CHANGER L'HISTOIRE
Le Protocole
de l’Organisation internationale du Travail sur le travail forcé peut redonner
l’espoir et la liberté aux millions de personnes victimes de l’esclavage
moderne.
Mais le
traité international pour éradiquer l’esclavage moderne doit d’abord être
ratifié par les différents pays du monde.
VICTIMES DU TRAVAIL FORCÉ PAR TYPE
Travail forcé
imposé par l’État : 2 200
00 (10 %)
Travail forcé
aux fins d’exploitation sexuelle :
4 500 000 (22 %)
Travail forcé
aux fins d’exploitation de la
main-d’œuvre : 14 200 000 (68 %)
«Bravo à tous
les rebelles qui préfèrent l'art et la vérité plutôt que de se soumettre au
conformisme.» ~ Scott Stabile
Tableau :
Fabrice Tky Burdese (sans titre)
«Je regarde
autour de moi et je vois tellement de peur, des gens de plus en plus à l'aise
avec leur haine, plus à l'aise avec la méchanceté, plus unis dans la
séparation. Et je pense, NON. Pas moi. Je ne me perdrai pas dans ce monde de
peur. Je ne jouerai pas avec les tyrans. Je continuerai à être courageux et bienveillant.
Je parlerai pour la véritable unité. Et quoi qu'il arrive, je ne cesserai pas
d'aimer.» ~ Scott Stabile
Le rebelle
est par essence maître de son destin, non pas parce qu’il se bat contre quelqu’un
ou quelque chose, mais parce qu’il a rompu les chaînes des opinions et des
conditionnements sociaux répressifs, qu’il a découvert sa véritable nature et
est déterminé à vivre en accord avec celle-ci. Les conformistes ont peur des gens qui refusent de porter un carcan tandis que l’étau social se resserre de plus
en plus, notamment au nom de la sécurité.
Accepterons-nous l'insertion de puces électroniques dans notre corps, pour la commodité?
Des
humains contrôlent les cerveaux de rats
Une
interface sans fil qui permet de connecter les cerveaux de rats à ceux
d’humains a permis à ces derniers de contrôler les mouvements des rongeurs.
De
microélectrodes ont été implantées sur les rats, tandis que les humains
portaient un casque à électrodes. Dans
un premier temps, les bio-ingénieurs chinois à l’origine de cette percée ont
d’abord permis aux rongeurs de s’habituer à leur système.
Puis
les instructions de mouvement émises par les humains ont été transmises aux
rongeurs à l’aide de légères stimulations électriques.
Les
humains ont ensuite réussi à les diriger dans un labyrinthe qui prenait la
forme d’une étoile à huit branches. Dans une dizaine de tests, les rats ont
effectué les commandes humaines avec un taux de réussite de 98 %.
Cette
expérience montre qu’il est possible de transmettre de l’information entre les
cerveaux d’individus de deux espèces. Elle ouvre aussi la porte à une
expérience semblable entre les cerveaux de deux humains.
Alain
Labelle
ICI
Radio-Canada Info Science
Quelle que
soit la tournure de la crise planétaire
«La planète a
connu bien pire que nous, les humains. Elle est passée à travers toutes sortes
de choses. À travers des tremblements de terre, des volcans, des décalages
tectoniques, des dérives de continents, des flamboiements solaires, des taches
solaires, des orages magnétiques, l'inversion magnétique des pôles... des
centaines de milliers d'années de bombardement par des comètes, des astéroïdes
et des météores, des inondations planétaires, des tsunamis, des feux
planétaires, des érosions, des rayons cosmiques, des périodes glaciaires récurrentes...
La planète... la planète... la planète ne partira pas. NOUS PARTONS! La planète
sera là longtemps, longtemps, LONGTEMPS après que nous serons partis; et elle
se guérira, elle se nettoiera.»
Besoin de
réconfort, de loyauté, dans une relation? Adoptez un chien!
Tous les
chiens sont des thérapeutes...
«Les seules
créatures suffisamment évoluées pour transmettre de l’amour pur sont les chiens
et les bébés.»
Avec tout ce
qu’on voit en matière de désastres et de souffrance sur la planète, on finit
par se désensibiliser malgré nous, sinon on pleurerait tout le temps. Mais parfois
j’ai besoin de pleurer pour libérer le trop-plein d’émotions; alors je regarde Hachi, A Dog’s Tale – ça fonctionne à
tout coup.
Tina Williamson disait du film : «C’est
une histoire vraie qui illustre la loyauté, la fidélité, dans sa forme la plus
rare. Dans ce film, Parker Wilson (Richard Gere) adopte un chiot abandonné avec
qui il développe une relation profonde. Ce n'est pas un film sentimental, c’est l’expression d’un puissant
sentiment venant du cœur.»
«Hachiko» est
devenu un symbole de loyauté au Japon.
Comme nous
aimerions qu’un tel sentiment se manifeste plus souvent entre humains. Mais
c’est rarissime puisque la plupart du temps nous aimons avec des «conditions». En
particulier dans les relations de couple qui, une fois le rush d’attraction initial disparu, finissent par s’effriter en
raison des multiples attentes irréalistes.
La fin des mots
Nashmia
Noormohamed, 2016
Il arrive
qu’un couple sombre, comme un bateau pris dans la tourmente, que l’orage soit
si violent que le navire malmené, prenne l’eau, que les voiles tendues, que
l’équipage aurait omis de régler, se détachent et que la coque se brise.
La passion
des premiers jours passée, la réalité nouvelle de la vie à deux, la possession
de l’autre, le don de soi, les mots doux qui cimentent cette idylle rêvée, le
nid d’amour se construit, peu à peu, brin par brin.
Il arrive que
la source se tarisse, que le flot, un temps puissant et généreux, faiblisse,
que le lit de la rivière s’assèche et laisse pousser de nouvelles espèces,
faute d’eau; que ces deux forces, un temps complémentaires, s’ignorent
longtemps.
L’amour se
transforme, au gré de la vie et de ses changements, il se teinte de mille
nouvelles couleurs, il se renouvelle face aux obstacles, il grandit à l’ombre
des arbres centenaires; à l’abri, il s’exprime et se renforce.
Il arrive que
les mots se perdent, que le couple en soit réduit à parler de toutes les tracasseries
des jours monotones, en s’y limitant, faute de temps; au lieu de trouver les
mots justes pour s’aimer et se respecter au quotidien, il se chamaille, se
querelle et se perd.
On en vient à
cette saison qu’on nomme la fin des mots, cette saison où le verbe est limité à
des ordres, des injonctions, des instructions, des reproches.
Qu’en est-il
de la poésie, des mots pleins de tendresse et de désir, des messages pleins de
bienveillance? Qu’en est-il du langage du coeur, cette langue sans mots, qui
s’exprime par des regards complices, des sourires admiratifs et des tendres
caresses? Quelle saison succède à la fin des mots?
La
dessinatrice française de BD Claire Bretécher, auteure notamment des Frustrés
et d’Agrippine, est décédée lundi (10 février) à l’âge de 79 ans.
Zut de zut, c’est
jeune. Elle m’a tellement fait rire... et réfléchir.
Extrait de la
dernière page de la BD Agrippine et l’ancêtre :
– Jeune garçon :
Bonjour Zonzon (l’ancêtre), c’est moi Marcel... tu me reconnais?
– Zonzon :
Naturellement, je ne suis pas gaga... tu es le petit Félix. Ça fait plaisir de
voir quelqu’un qui n’est pas de la famille... moi la famille ça me traumatise
comme ils disent. Remarque je tiens à mes traumatismes comme à la prunelle de
mes yeux, pas toi Joël?
– Marcel :
Si. C’est quoi?
– Zonzon :
Mais quand même, toutes ces émotions m’ont fatiguée. Ah c’est que je n’ai plus
80 ans!
– Marcel :
Ah?
– Zonzon :
Sais-tu ce que je vais faire après un petit repos Célestin?
– Marcel :
Non.
– Zonzon :
Je vais enfin faire réparer mon ordinateur et acheter un logiciel pour
apprendre le japonais.
– Marcel :
Eua...
– Zonzon :
Ce sera l’fun.
– Marcel :
Oui. Pourquoi veux-tu apprendre le japonais Zonzon?
– Zonzon :
Voyons Léon, parce que plus tard il sera trop tard.
La semaine
dernière j’ai ébauché un article pour la Saint-Valentin centré sur la
nocivité des parfums et fragrances synthétiques.
Grâce au
fabuleux hasard, j’ai entendu une interview au sujet d’un documentaire intitulé
«Prison sans barreaux, Chroniques de
l’hypersensibilité environnementale», réalisé par Nicole Giguère et
Isabelle Hayeur.
(En salles vendredi
le 7 février 2020 – Cinéma du Parc, Cinéma Le Clap – entres autres)
Affiche :
Linda / Productions Triangle
Résumé
Nos maisons
et nos villes sont de plus en plus saturées de produits chimiques. Les champs
électromagnétiques sont omniprésents dans notre environnement. Les effets à
long terme de ces expositions massives n’ont jamais été mesurés. Des personnes
de plus en plus nombreuses n’arrivent plus à se défendre contre la multitude
des petits assauts que nous vivons à chaque instant. Elles ont contracté une
maladie en émergence dans nos sociétés industrialisées appelée «Hypersensibilité
environnementale ». Au Québec, cette pathologie n’est pas encore officiellement
reconnue par notre système de santé, alors qu’elle l’est depuis plusieurs
années dans d’autres provinces canadiennes et dans plusieurs pays. Rien n’est
mis en place cheznous pour diagnostiquer
et soigner les personnes atteintes, ni pour prévenir cettecondition pouvant devenir très handicapante.
Avec une caméra de proximité scrutant leur
vie quotidienne, nous ferons la connaissance de cinq personnages. Isabelle quitte Montréal où les parfums,
le smog et les assouplisseurs dans les sécheuses des voisins la rendent de plus
en plus malade. On la suivra lors de son déménagement dans une petite maison en
forêt. Kathya a grandi sur la base
militaire de Val-Cartier où elle a été exposée en permanence aux radars. Elle
est aujourd’hui sévèrement intolérante aux ondes électromagnétiques, et ne peut
pratiquement plus sortir de sa petite maison blindée. Jean-François est devenu hypersensible aux produits chimiques au
contact des vernis dans son atelier de luthier. Sa maladie s’est récemment
étendue aux ondes électromagnétiques. C’est une nouvelle adaptation pour sa
conjointe et lui car, pour qu’il aille mieux, le couple devra faire plusieurs
modifications dans leur maison. À bout de ressources, Sylvain a vécu dans la rue pendant deux ans à Montréal. Cet été, il
a installé sa tente sur le terrain d’un ami dans les Laurentides, mais le lieu
n’est pas idéal, il se sent isolé et l’hiver s’en vient. Jayden a 10 ans, il
souffre de nombreux symptômes quand le wifi est utilisé. Les commissions
scolaires ne tiennent pas encore compte du nombre grandissant d’enfants
affectés par l’omniprésence du wifi dans les écoles.
Un peu partout à travers le monde, des
professionnels de la santé et des chercheurs se penchent sérieusement sur ces
nouvelles pathologies. Quelques-uns d’entre eux feront le point sur les
connaissances actuelles entourant ces types de maladies de notre époque que la
médecine moderne ne parvient pas à expliquer ni à guérir : Dr Dominique Belpomme, cancérologue, chercheur et professeur à
Paris; Lise Parent, écotoxicologue
et enseignante en santé environnementale à l’UQAM; Dre Jennifer Armstrong de la Clinique environnementale d’Ottawa; Dr Barry Breger, qui pratique la
médecine intégrative à Montréal; Dr Paul
Héroux, professeur de toxicologie à l’Université McGill et spécialiste des
effets des ondes électromagnétiques sur la santé. En abordant les nombreux facteurs
environnementaux qui nous affectent tous, ilsouvriront une porte sur des problématiques plus larges impliquant des
questionnements sur nos politiques de santé publique, sur les pressions
commerciales et économiques qui régissent nos gouvernements et notre vie
sociale.
Les
personnages de notre film sont des allumeurs de réverbères qui, comme les
canaris dans les mines, nous envoient un signal d’alarme que nous ne pouvons
plus nous permettre d’ignorer.
Il est
courant d’offrir du parfum en cadeau, notamment à l’occasion de la
Saint-Valentin ou d’un anniversaire de naissance. Mais, ce n’est peut-être pas
une bonne idée...
Nous vivons
dans un environnement extrêmement toxique et nauséabond. C’est sans doute la
raison pour laquelle nous essayons de couvrir les odeurs à l’aide de parfums
synthétiques. Or ce camouflage ne sert qu’à nous empoisonner davantage.
Puisque je
suis membre d’un club de lecture, je devais lire un ouvrage, emprunté à la
bibliothèque. Horreur! Le seul exemplaire disponible sentait le parfum à donner
la nausée. Je l’ai tenu à distance sur un lutrin et lu à toute vitesse car
l’odeur me collait au nez et imprégnait mes doigts. Très agressant. On aurait
dit que chaque page avait été fumigée ou aspergée d’une quelconque fragrance chimique
comme celles des prétendus purificateurs
d’air que les gens branchent ou vaporisent dans leur maison ou leur voiture.
Oh la terrible la dictature des parfums, notamment
dans les lieux publics. En particulier dans les salles de concert ou de cinéma
où nous sommes stationnaires : le mélange est toujours désagréable. En
outre, les gens dont le sens de l’odorat est émoussé (femmes ou hommes) ont
tendance à s’asperger à outrance – on est loin de la touche discrète.
Les ingrédients synthétiques et toxiques des
parfums et des eaux de Cologne peuvent causer des problèmes la santé. Il y
a plusieurs années, des allergies cutanées récurrentes sont apparues. Je cru
que c’était peut-être causé par les tissus ou le savon à lessive. J’ai acheté
du savon bio non parfumé, mais les démangeaisons continuaient. Alors, j’ai eu
un déclic : j’ai banni les assouplisseurs de tissus de la sécheuse. Le
problème a disparu complètement. En bonus, ça réduisait ma contribution aux
déchets polluants!
Quelques informations utiles
Source :
Michelle Schoffro Cook, naturopathe
et nutritionniste / Care2; mai 2019
Avant de tenter
votre chance avec Chanel Chance ou Amazing Grace (le parfum), vous devriez
peut-être y repenser à deux fois avant de vous vaporiser ou de vaporiser vos
vêtements. En effet, la plupart des parfums sont fabriqués à partir d'ingrédients
toxiques et synthétiques qui peuvent nuire à votre santé. Les humains ont porté
des huiles essentielles à base d'herbes, de fleurs et d'autres substances
naturelles pendant des milliers d'années, mais au cours des dernières
décennies, les fabricants de parfums se sont tournés vers des ingrédients moins
chers et de plus en plus toxiques, auxquels on peut lier une série de problèmes
de santé. Les parfums synthétiques ajoutés aux détergents à lessive, aux
assouplisseurs de tissus, aux assainisseurs d'air et aux bougies parfumées,
contiennent plusieurs des mêmes ingrédients désagréables et nocifs pour la
santé.
À quoi vous attendre si vous
abandonnez le parfum?
Vous serez
étonné de constater à quel point vous vous sentez mieux. Cela ne se produira
peut-être pas du jour au lendemain, car il faut parfois du temps au corps pour
éliminer les substances toxiques accumulées par l’usage d’eaux de Cologne et de
parfums. Alors, soyez patient. La plupart des gens remarquent des améliorations
dans le mois qui suit l'élimination.
Je peux personnellement attester que j'ai
ressenti la plupart des bienfaits suivants pour la santé et que mon odorat
s'est considérablement amélioré. Mon conjoint dit à la blague que j'ai l'odorat
d'un limier, avec une capacité de sentir des choses qui semblent passer
inaperçues à la plupart des gens. J'ai également remarqué que mon humeur s'est
améliorée de façon significative. Il y a quelques années, j’avais observé
qu'après avoir déambulé parmi les comptoirs de parfums des grands magasins, je me
sentais épuisée et déprimée. Quand j'ai complètement cessé d'utiliser des
parfums, j'ai constaté une amélioration de mon énergie et une diminution du
subtil sentiment de dépression.
La plupart de mes clients ont été surpris de
constater à quel point ils se sentaient mieux après avoir éliminé les parfums, les
eaux de Cologne et autres produits parfumés de leur vie quotidienne. Et, plusieurs
d'entre eux ont rapporté qu’après avoir cessé d'utiliser leur parfum préféré
pendant un certain temps et l’avoir senti à nouveau, ils ne pouvaient pas croire
qu'ils l'avaient déjà aimé.
Les avantages d’éliminer les parfums
Voici
quelques-uns des nombreux avantages pour la santé de la purge des parfums,
selon les informations tirées des fiches de données de sécurité de l'industrie
chimique et les conclusions du groupe de travail environnemental concernant les
produits chimiques les plus courants que l'on trouve dans les parfums les plus
populaires.
Meilleure respiration : Le benzaldéhyde, l'éthanol, l'acétate
de benzyle, d'éthyle (solvant) et de linalyle, que l'on trouve couramment dans
la plupart des parfums, ont tous été liés à des irritations et des problèmes
respiratoires.
Moins de maux de tête : Des produits chimiques comme
l'alcool benzylique et le chlorure de méthylène sont reconnus pour causer des
maux de tête.
Amélioration de l'humeur : Il est prouvé que le chlorure de
méthylène cause de l'irritabilité.
Amélioration de la coordination
musculaire : L'alcool
benzylique et l'éthanol sont reconnus pour causer des contractions musculaires
et un manque de coordination.
Amélioration de l'odorat : La plupart de mes clients
rapportent une amélioration de leur odorat après avoir éliminé les parfums.
Bien que je n'aie pas lu les recherches à ce sujet, je crois qu'une ou
plusieurs substances chimiques contenues dans les parfums altèrent en fait
l'odorat.
Moins de douleur : De nombreux produits chimiques
contenus dans les parfums sont liés à la douleur. L'aldéhyde benzylique est lié
à la douleur abdominale tandis que l'alcool benzylique et le chlorure de
méthylène sont liés aux maux de tête lancinants.
Moins du risque de dommages aux reins
ou au foie :
L'acétate d'éthyle a été lié à des dommages aux reins et au foie.
Réduction de l'incidence de la dépression
ou de l'anxiété :
L'éthanol et l’acétate de linalyle sont connus pour perturber le système
nerveux central, ce qui peut être lié à des sentiments de dépression ou
d'anxiété.
Réduction du risque de maladies du
cerveau : L'acétone
et l'alcool benzylique sont liés à des perturbations du système nerveux
central. Certains parfums chimiques ont été liés au trouble déficitaire de
l'attention (TDA), à la maladie d'Alzheimer, à la démence, à la sclérose en
plaques et à la maladie de Parkinson.
Réduction du risque de cancer : De nombreux parfums contiennent plusieurs ingrédients cancérigènes, notamment : l'acétate de benzyle, le
limonène et le chlorure de méthylène. L'acétate de benzyle a été associé à
l'une des formes les plus mortelles de cancer : le cancer du pancréas.
Problèmes de santé, produits et ingrédients
toxiques
Source :
CCHST, Centre canadien d’hygiène et de sécurité au travail
Que veut-on dire par produit sans
parfum?
De façon générale,
nous employons le terme «parfum» pour décrire l'odeur ou la senteur des
substances chimiques et des ingrédients contenus dans les cosmétiques, tels que
les parfums, les produits de maquillage, les shampoings, les déodorants et
autres, ou encore des produits tels que les désodorisants d'ambiance, les
produits de nettoyage, etc.
Malheureusement, il n'existe pas de définition
exacte des qualificatifs «sans parfum», «non parfumé» ou «inodore». Les
produits portant la mention «non parfumé» peuvent en fait contenir des
ingrédients qui sont utilisés pour masquer ou cacher l'odeur d'autres
ingrédients. Toutefois certains énoncés sur la composition des produits sont
requis, y compris :
Odeur ou fragrance
Si la formulation d'un produit a été révisée
afin d'ajouter ou de modifier une fragrance, des termes comme «parfum frais»,
«parfum floral» ou «parfum de citron» peuvent être ajoutés par l'envoi d'un
avis afin de décrire l'odeur qui en résulte. Les termes «non parfumé» ou «sans
parfum» peuvent être ajoutés à l'étiquette par l'envoi d'un avis si le produit
est inodore ou presque inodore et ne contient aucune substance qui couvre les
odeurs, comme du parfum. Les termes «déparfumé» ou «parfum masqué» peuvent être
ajoutés si le produit contient un ingrédient masquant les odeurs.
Les parfums peuvent-ils causer des
problèmes de santé?
Les personnes
chez qui l'exposition aux substances chimiques ou aux ingrédients contenus dans
les produits parfumés nuit à la santé disent généralement présenter certains ou
l'ensemble des symptômes suivants :
– maux de tête
– étourdissements
– nausées
– fatigue
– faiblesse
– insomnie
– engourdissement
– symptômes
touchant les voies respiratoires supérieures
– essoufflement
– irritation
cutanée
– malaises
– confusion
– problèmes
de concentration
La sévérité
des symptômes varie. Certaines personnes signalent une irritation légère,
tandis que d'autres disent être invalidés et/ou devoir renoncer à de nombreuses
activités «normales» pour éviter d'être exposées à des parfums (par exemple,
aller dans des endroits publics). Certains patients en viennent à déclarer des
sentiments de dépression et d'anxiété.
L'exposition, même en très petites
quantités, aux substances chimiques et aux ingrédients contenus dans les
produits parfumés peut également aggraver l'état de santé de certains patients,
notamment ceux qui présentent des allergies, de l'asthme ou un autre problème
de santé (p. ex. mastocytose). En pareil cas, les effets sur la santé peuvent
être graves.
Quels types de produits contiennent
des parfums?
Les substances
chimiques ou les ingrédients utilisés pour ajouter un parfum sont présents dans
une vaste gamme de produits, dont les suivants (ces listes ne sont pas
exhaustives et d'autres produits peuvent également provoquer des réactions) :
– shampoings
et revitalisants
– fixatifs
– désodorisants
– eaux de
Cologne et lotions après rasage
– parfums
– lotions et
crèmes
– pots-pourris
– produits
chimiques industriels et ménagers
– savons,
détergents, assouplisseurs
– produits
cosmétiques
– assainisseurs
d'air et désodorisants
– huiles
– chandelles
– couches
pour bébés
– certains
types de sacs à ordures
Des réactions à d'autres éléments ont
également été signalées :
Les toxiques les plus courants dans
les parfums d’intérieur
Source :
consoGlobe
Les parfums
d’intérieur contiennent notamment du formaldéhyde utilisé comme conservateur et
désinfectant mais qui a la réputation d’être cancérigène.
– le formaldéhyde, on s’en sert fréquemment
(mais pas systématiquement) dans les produits d’entretien ménagers comme
bactéricide, mais c’est surtout un produit de réaction qui apparaît quand
certains éléments du détergent sont mis en contacts avec l’air.
– c’est le
cas avec le limonène, un composant
chimique souvent utilisé dans les parfums pour son odeur d’agrume mais
considéré comme irritant. Quand le limonène entre en réaction avec l’ozone de
l’air, il se forme du formaldéhyde. Or cette substance ne nettoie pas du tout,
elle serti juste à «sentir le propre». On pourrait s’en passer.
On trouve aussi :
– du benzène et du naphtalène qui sont cancérogènes.
– de l’acroléine qui est une substance très
dangereuse pour le système respiratoire, si dangereux qu’il fut utilisé pendant
la première guerre mondiale comme arme chimique sous forme de gaz de
combat.
– les muscssynthétiques qui sont des substances odorantes à risque, provoquant
des allergies et modifications du système endocrinien.
Une étude de
2007, de la Natural Resources Defense
Council montrait déjà que 12 des 14 marques de désodorisants analysées
contiennent des phtalates.
Mais en fait la liste des substances à
éviter présentes dans les parfums d’intérieur est bien plus longue : lyral,
géraniol, acétone, hydroxycitronellal, eugénol, butane, etc.
À titre d’exemple, l’Environmental Working Group, une ONG américaine experte en produits
toxiques a récemment relevé 89
substances chimiques dans le désodorisant Febreze [pensez aux pauvres animaux de compagnie!] incluant des
perturbateurs endocriniens et des substances cancérigènes avérées : du
benzène, l’un des COV les plus dangereux, un hydrocarbure aromatique
cancérigène dont le lien avec les leucémies et les lymphomes a été établi; du
chloroforme, un solvant toxique soupçonné d’être cancérigène; du phtalates de
dibutyle, ou DBP, considéré comme cancérigène, mutagène ou toxique pour la
reproduction; du formaldéhyde, un polluant très présent dans nos maisons alors
qu’il est irritant et considéré par l’OMS comme une substance cancérigène certaine.
Même les
produits dits «verts» contiennent en moyenne 8 contaminants, contre 38 pour les
désodorisants standards. La liste complète des 89 substances toxiques est
disponible sur www.ewg.org
Évitez les encens
Les plus
dangereux des parfums d’intérieur sont les encens parce qu’ils ne génèrent
qu’une combustion partielle, contrairement aux bougies qui, elles, ont une
combustion complète.
La combustion incomplète de l’encens crée
des substances tout à fait indésirables sans les détruire tout à fait comme le
fait la cigarette. L’encens est si néfaste qu’il est même dangereux de n’en
respirer qu’une fois par mois!
Les encens les plus polluants sont ceux qui
contiennent plus de 2 microgrammes de benzène par m3 et ils devaient être
interdits.
Le problème de la taille
C’est la
petite taille des particules qui pose problème car avec 0,001 millimètre de
diamètre, ces particules toxiques appelées nanoparticulestraversent les éventuels filtrent et
pénètrent au plus profond des poumons où elles vont s’accumuler et ... y rester!