22 février 2017

En réponse aux décrets racistes américains

Les États-Unis sont en train de chambouler le continent américain du nord au sud. C’est quand même pas rien! La nouvelle administration se fiche de ses citoyens, des pays voisins et du monde entier.

“It is the weak who are cruel. Gentelness can only be expected from the strong.”
«Je ne peux pas croire que le but de la vie soit d'être heureux. Je crois que le but de la vie c'est d'être utile, c'est d'être responsable, de montrer de la compassion. C'est avant tout d'avoir une importance, de compter, de représenter quelque chose, d'avoir fait quelque chose de différent.»
~ Leo Rosten

Je lisais que l’administration Trump prévoyait installer des camps de détention provisoires puisqu’elle ne peut pas expulser 11 millions de sans-papiers d’un seul coup. Tiens donc! Ces procédures sont simplement inhumaines.  On peut comprendre la panique chez les immigrés sans-papiers. Trente-sept villes américaines sont des «sanctuaires» où la police locale ne coopère pas avec les services d'immigration, mais Trump a menacé de retirer les financements fédéraux à ces villes. 
   «Ce dramatique changement de politique est une preuve évidente de l'intérêt de l'administration Trump à déchirer des familles et à répandre la peur parmi les communautés d'immigrants», a pointé le maire de New York Bill de Blasio. «Le président a choisi les politiques de la division plutôt que la sécurité de notre pays», a-t-il ajouté, prévenant que les policiers new-yorkais «ne se transformeront pas en agents d'immigration». (La Presse)

Une manifestation contre Donald Trump à New York le 13 novembre 2016.
SPENCER PLATT / AFP.

Lors d’une gestion de crise, en 2014, Yannick Dumont Baron, correspondant pour Radio-Canada à Washington, avait publié un reportage intitulé Les images que le gouvernement américain ne veut pas voir :  
   «Depuis octobre, 47 000 sans-papiers ont été appréhendés. Il y en a tellement que les autorités ne savent plus où les loger, le temps de trier ceux qui peuvent rester et de retourner les autres dans leur pays d’origine. Le gouvernement américain est en mode de gestion de crise, comme il le serait après une catastrophe naturelle.
   Trois centres de détention provisoires ont été ouverts sur des bases militaires. Les médias n’ont pas accès à ces installations. Les rumeurs qui en sortent parlent de mauvais traitements, de conditions insalubres. Depuis quelques jours, des images clandestines font surface… et ce qu’elles montrent n’est pas joli. Elles proviennent d’installations frontières où les sans-papiers sont d’abord retenus. Les images montrent des dizaines de femmes et d’enfants entassés dans des petites pièces sans fenêtres. Avec peu d’espace pour dormir. Les hommes sont gardés dans d’autres pièces, où il n’y a pas plus d’intimité. Dans certains centres, les sans-papiers sont entassés entre des clôtures métalliques, renforcées par des barbelés.»

Photo fournie par un des représentants du Texas, Henry Cuellar

http://blogues.radio-canada.ca/correspondants/tag/sans-papier/

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“Be kind, for everyone you meet is fighting a hard battle”, dit l’aphorisme.

Nos réactions envers des inconnus sont plutôt limitées – attirance/intérêt, tiédeur/indifférence ou méfiance/rejet – tantôt dues à des concepts socioculturels, tantôt à nos propres patterns psychologiques.

À force de voir des vidéos comme All That We Share, peut-être que l’animal humain arrivera à dépasser ce stade primaire d’évolution – c’est-à-dire voir des ennemis partout. Ce clip est très touchant car il met en évidence que nous sommes tous pareils au-delà de notre apparence et de notre statut social.

Cette pub réalisée pour une nouvelle chaîne télé danoise a été vue des millions de fois en un temps record. (Version anglaise mise ligne le 27 janvier dernier) 

«Tout ce que nous partageons» (All That We Share)

Aurions-nous tous plus de choses en commun qu’on ne l’imagine?

Nous vivons à une époque où nous catégorisons rapidement les gens. «Il est facile de mettre les gens dans des casiers», dit le narrateur de la chaîne TV2.
   Dans un immense studio, on a invité des personnes à se rassembler dans des zones spécifiques selon leur groupe d’appartenance : des hauts salariés, du personnel médical, des paysans, des gens qui inspirent confiance et d'autres qu’on a tendance à éviter. Tandis que les zones se remplissent, les différents groupes s’observent avec méfiance, à la manière des paysans qui regardent des citadins qui n'ont jamais vu de vaches. Le narrateur résume ainsi : «Il y a ceux avec qui nous partageons quelque chose et ceux avec qui nous n’avons rien en commun».

C’est alors qu’un homme intervient et pose des questions dans le but de faire sortir les gens de leur zone pour qu'ils se regroupent selon d’autres critères.

Qui parmi vous ont été les bouffons de la classe?

Qui parmi vous sont des beaux-parents?

Qui parmi vous croient en la vie après la mort?

Qui parmi vous ont déjà vu des ovnis?

De sorte que les zones de départ se vident, et que des gens de différentes appartenances se retrouvent ensembles. L’atmosphère change radicalement. 

Via Mother Nature Network http://www.mnn.com/your-home


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